saka

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samedi 28 juin 2014

"Desolations" (David Vann) ? !

Avec un sens de l'à-propos particulièrement judicieux j'ai entamé la lecture de ce livre tout à fait intéressant, le seul de David Vann que je n'avais pas encore lu, bien qu'il soit le deuxième qu'il ait écrit (ou publié) après "Sukkwan Island" qui l'a "révélé" , tout au moins auprès du public français. Cet écrivain a le don d'analyser et mettre en évidence les relations inter-familiales (pathologiques ou/et constitutives ? ), leurs terribles conséquences sur les individus concernés, à savoir l'inévitable solitude/incommunicabilité inter-humaine. Surtout dans ce cadre-là : parents/enfants, couple homme-femme. Toutes choses indéniables mais dont il rend compte avec un talent lui aussi indéniable, avec des flèches qui atteignent leur but, par exemple, entre autres : " On peut choisir ceux avec qui l'on va passer sa vie, mais on ne peut pas choisir ce qu'ils deviendront." Et tous ces livres révèlent la même lucidité terrifiante. Bien sûr, il pousse les situations jusqu'à l'extrême mais on est complètement happé par la probable véracité des personnages et de ce qu'ils vivent.
Quant au "sens de l'à-propos"cité plus haut, c'est parce que la douleur physique, en soi extrêmement désolante, est actuellement mon lot -mais, je l'espère, va cesser- et que, par un malencontreux masochisme coutumier, je me crois obligée de la conforter par une lecture susceptible d'entraîner une douleur morale mais... considérablement relativisée par le talent littéraire de l'oeuvre en question.
Une réserve : le correcteur a mal fait son boulot, j'ai noté, jusqu'à présent, deux phrases incohérentes, absence de verbe, oubli de mot, pas le courage ce soir de les rechercher et  les citer précisément mais je suis frappée par la fréquence de ces erreurs dans les ouvrages actuels. J'ai la sensation de lire avec un troisième oeil qui se met soudain à m'envoyer un signal d'alerte quand il détecte une faute d'orthographe, de syntaxe ou de sens d'une phrase.

dimanche 25 mai 2014

La France, pays minable ?

Ce soir, j'ai honte d'être française. Je me rappelle l'élection du Front National à Toulon quand je n'osais plus dire que j'habitais cette ville, "habiter" seulement car, Dieu merci, je ne suis pas Toulonnaise. mais je me souviens encore d'un crétin parisien, m'entendant me plaindre de l'opprobre qui frappait la ville où je vivais, osant me dire : "il ne fallait pas voter pour eux" !!! je suppose que si j'avais fait partie des décérébrés ayant voté pour "eux", je m'en serais félicitée plutôt que de le déplorer, ce monsieur avait la chance d'être vieux sinon je crois que je lui aurais flanqué une paire de baffes. Il est mort depuis et, si ce n'était le sort général réservé à tout un chacun, je dirais "bien fait pour sa gueule". Le F.N. avait été élu à Toulon, avec une forte abstention : 37 °/° d'électeurs seulement ! on ne peut pas dire que c'était une glorieuse victoire, et il faut voir après ce que ces merveilleux élus en ont fait : scandales de tous ordres, gestion calamiteuse, la ville en faillite au bout de leur mandat, un ramassis d'idéologues incompétents
Aujourd'hui : 57°/° d'abstentionnistes, et sur ce qu'il reste d'électeurs 25°/° d'indigents intellectuels, c'est beaucoup, c'est trop.
Il se trouve que ce même jour, je lisais une interview de Marie-José Chombart de Lauwe, 91 ans, déportée à Ravensbruck à l'âge de 20 ans pour faits de résistance, dénoncée par un traître infiltré dans le réseau avec d'autres, exécutés à la hache, déportés -dont son père, mort à Buchenwald où mon oncle, résistant, fut également déporté- interview dans laquelle elle fait part de son inquiétude devant la montée de l'extrême-droite et son idéologie  nauséabonde en France, et ailleurs, mais il se trouve que ce soir, c'est la France qui envoie au Parlement Européen une majorité d'élus de cette extrême-droite, alors que ces gens-là n'ont pour but que de détruire l'Europe tout en percevant des émoluments de députés "européens". Et on entend les Le Pen parler, avec des tremolos dans la voix, de démocratie, alors qu'ils sont les héritiers en droite ligne -c'est le cas de le dire- de Pétain et de l'immonde droite française de l'occupation nazie, droite collaboratrice et  meurtrière, ennemie de la république et de ses valeurs.
J'en arriverais presque à déplorer le suffrage universel, devant tant de bêtise,si ce n'était une conquête importante de la république. Je comprends les inquiétudes et la douleur des chômeurs et de  tous ceux qui se sentent exclus de la société qui, certes, n'est pas parfaite mais je regrette, profondément, qu'ils aient la mémoire aussi courte, qu'ils choisissent de se tirer une balle dans le pied, plutôt que de faire l'effort d'une réflexion, d'une pensée, d'un esprit critique au lieu de privilégier l' "esprit" café du commerce, primitif, brutal, dépourvu de toute intelligence au sens propre du terme.
Les français, peuple de "veaux" comme le disait le général De Gaulle, visionnaire et d'une grande intelligence, même si je n'ai pas toujours été d'accord avec lui ? Hélas, je le crains et le crois, nous sommes en pleine régression intellectuelle et morale et je me sens désespérée mais prête à me battre contre la connerie ambiante.

mardi 6 mai 2014

surprenante rencontre...

Ce soir, alors que j'allais déposer mon sac poubelle dans le container adéquat, j'ai vu passer devant moi, trottinant élégamment, un animal noir, haut sur pattes, que j'ai pris pour un grand chien l'espace d'un instant avant d'identifier... un sanglier ! Descendu sans doute de la forêt du Faron, de l'autre côté de la rue, peut-être à la recherche de quelque nourriture mais, hélas pour lui, personne ne met sa poubelle le mardi soir puisque pas de collecte le mercredi. Je n'ai pas eu le temps de le prévenir, ni le langage pour ce faire... Dommage.


mardi 15 avril 2014

modificatif ou bien rectificatif ou additif ?

Par rapport à l'article précédent : "Un élu varois exemplaire", j'aurais d'ailleurs dû mettre "exemplaire" entre guillemets comme je viens de le faire à l'instant mais d'aucuns auront compris que cette exemplarité était à prendre au second degré. Ce qui me chiffonne et motive cette modification ou rectification ou etc. (voir le titre ci-dessus), c'est que le lien ne fonctionne pas donc je reprends depuis le début : ce "monsieur" (si j'ose dire) publie sur son compte twitter suite à la formation du nouveau gouvernement ceci : "Et Valérie elle n'a pas droit à un ministère comme Ségolène ? Au nom de la justice du plumart (sic) ! ". Devant le tollé provoqué par ce message débile et d'une orthographe pour le moins approximative, il efface ce tweet et présente piteusement ses excuses : "Bon, excusez mon trait d'humour mais un tel gouvernement laisse vraiment dubitatif et on peux (re-sic) se poser des questions sur le casting"
Deux fautes d'orthographe sur deux messages (vite, il faut se cotiser pour lui offrir un Bescherelles). Quant à la qualification qu'il fait du premier message, je vous laisse juge : de "l'humour", ça ? Ce truc graveleux, de bas étage et quasiment diffamatoire, qui pue la jalousie, il oublie, ou fait semblant,  que Ségolène Royal, d'un tout autre niveau intellectuel, a déjà été ministre et eu accès à des fonctions auxquelles il ne pourra jamais prétendre, Dieu merci. Quant à "Valérie" qu'il nomme par son prénom avec une familiarité qu'il ne peut sûrement pas revendiquer, malgré tous les défauts qu'elle peut avoir, -nul n'est parfait- elle a certes excellé aussi dans la pratique du tweet catastrophique mais au moins, sans fautes d'orthographe et, par ailleurs, elle a fait une honorable carrière de journaliste sans afficher d'ambitions politiques à ma connaissance.
Nous sommes là devant un échantillon du mâle méditerranéen caricatural : machiste, inculte, libidineux et fier de l'être, tout au moins dans un premier temps, puis dans un deuxième temps feignant un repentir, la rage au coeur, sans doute dans l'incapacité de comprendre l'insanité de ses propos qu'il ose qualifier d' "humour" !

jeudi 3 avril 2014

un élu varois exemplaire

Bad buzz sur les réseaux sociaux pour le député du Var Philipe Vitel. Peu de temps après l'annonce du nouveau gouvernement, le candidat UMP battu aux Municipales à La Seyne n'a pas résisté à publier un petit "trait d'humour" sur la nomination de...
varmatin.com
Décidément, ce blog va devenir, si je n'y prends garde, de plus en plus politique mais je suis écoeurée devant tant de bêtise et ce rappel à un précédent post dans lequel je livrais mon accablement face à la maltraitance de la langue par les "commentateurs" d'articles de presse. Chacun est libre d'exprimer son opinion, certes, même un député, censé donner l'exemple, démontrer une certaine hauteur d'esprit mais devant ÇA,  mon accablement va croissant. Il devrait y avoir un "permis de twitter", avec test d'orthographe par exemple... A moins que... le plum'art soit une nouvelle expression artistique, mais laquelle ? Ça ne peut pas être l'art de manier la plume sinon on est en plein contre-exemple. Ou peut-être une promotion publicitaire pour une marque de literie : "Avec le plumart, vivez une expérience créative de la nuit...". Ou bien encore : "Le plumart, une autre façon de se vautrer" (après une élection perdue par exemple ?)

lundi 31 mars 2014

les cerveaux fondent-ils au soleil ? (complété le 25 mai 2014 jour de honte)

Je vis dans un département où il semblerait que cette hypothèse soit valable, au vu des résultats des dernières élections. Je ne fais pas seulement allusion aux cerveaux des électeurs mais à ceux des élus, tellement prisonniers de leurs ego surdimensionnés et si peu attachés à leurs villes mais à leurs prébendes, qu'ils se comportent comme des demeurés accrochés à leurs joujoux et leurs rentes comme des berniques à leur rocher. Qu'ils se pendent donc avec leurs écharpes indûment tricolores dont ils n'ont plus l'usage.
P.S. 25 mai 2014 : au vu des résultats de l'élection européenne, il semblerait que la fonte et la déréliction des cerveaux français soit une épidémie d'Alzheimer généralisée.

vendredi 28 février 2014

non anniversaire ?

Disons que je suis sans doute dans le créneau entre le 28 février et le 1er mars, il est minuit 19, ou, diraient certains, à raison, 0h 19 minutes,  mais 0 heure c'est angoissant, je peux caser un tout petit 29 février entre 0 heure et 0 heure 1 ou 2 minute(s) et donc imaginer que, ça y est, j'ai franchi la frontière
et que j'ai bien un an de plus (hélas, hélas !).
Cela me renvoie à ma lecture en cours : "Mudwoman" de Joyce Carol Oates, livre qui me touche énormément, le destin de cette femme, enfant jetée dans un marais par sa mère prisonnière d'un délire "mystique", persuadée que Satan est partout, folle autrement dit, sauvée in extremis, adoptée par un couple de quakers extrêmement bienveillants, qui devient une "personne" -les guillemets sont importants- brillante, "personnalité" intellectuelle ("personne", "personnalité", le grand écart), en fait enfermée dans un personnage qu'elle s'est construit et qui se retrouve rattrapée, malgré elle, par ce terrible passé, cette expérience inimaginable : une enfant jetée comme un déchet dans un marais qui doit l'avaler, la faire disparaître comme si jamais elle n'avait existé.
Je me demande si, sans avoir évidemment vécu une expérience aussi atroce, on n'est pas toujours une sorte de Mudwoman dans ce désir éperdu de se faire aimer à tout prix, soit dans l'excellence, soit dans l'inverse (déviance, délinquance) mais dans l'unique préoccupation de prouver que l'on existe, que l'on est quelqu'un -et non pas personne mais UNE personne, ah, le terrible double sens de ce mot : personne- et que le sens de sa propre existence se trouve dans le regard de l'autre.