C'est bizarre. Depuis que ma mère est entre la vie et la mort (je sais, nous sommes tous entre la vie et la mort pendant notre existence sur terre mais il y a un moment où on est plus près de la mort que de la vie), depuis donc ce moment où j'ai admis que celle qui m'a donné la vie - cadeau plus ou moins empoisonné mais auquel on finit par s'attacher - va bientôt la quitter, je me prends sans cesse en photo, face à mon ordinateur, donc face à l'écriture puisque c'est le principal usage que je fais d'i-celui, comme si me voir vivante, présente et écrivante me permettait d'accepter d'être la prochaine sur la liste, sans plus aucune barrière protectrice. L'imminence de sa mort me confirme la proximité de la mienne.
samedi 26 juin 2010
je ne sais pas... autoportrait ?
C'est bizarre. Depuis que ma mère est entre la vie et la mort (je sais, nous sommes tous entre la vie et la mort pendant notre existence sur terre mais il y a un moment où on est plus près de la mort que de la vie), depuis donc ce moment où j'ai admis que celle qui m'a donné la vie - cadeau plus ou moins empoisonné mais auquel on finit par s'attacher - va bientôt la quitter, je me prends sans cesse en photo, face à mon ordinateur, donc face à l'écriture puisque c'est le principal usage que je fais d'i-celui, comme si me voir vivante, présente et écrivante me permettait d'accepter d'être la prochaine sur la liste, sans plus aucune barrière protectrice. L'imminence de sa mort me confirme la proximité de la mienne.
fleur de la passion
Photo prise par Didier Hays, chez moi. La perfection et la complexité géométrique de cette fleur m'ont toujours fascinée. Elle donne un fruit de couleur jaune orangé, avec un très gros noyau comme la plupart des fruits exotiques, la chair est donc restreinte, délicate, sucrée mais pas trop, entre la prune et la mangue. Ou peut-être la goyave? Mais cette fleur, quelle splendeur !
lundi 14 juin 2010
la mort est un scandale...
Je sais, cela manque totalement d'originalité. La (pré)mort, dite "naturelle", d'un individu est un enchaînement d' événements, mineurs par rapport à toutes les catastrophes et les morts quotidiennes de millions de gens, mais majeurs quand il s'agit d'un être proche et qu' on est témoin direct de cet amenuisement progressif, tant physique que mental, de cette peur et de ce déni qui alternent avec le souhait de trouver "paix et calme". Devant un mourant lucide qui dit, de façon presque inaudible, "je voudrais mourir", puis, quelques heures après, "j'aimerais guérir", on se retrouve face à cette ambiguïté de l' être humain qui réclame ce dont il rêve : l'immortalité, et son contraire, quand la souffrance physique l'emporte : sa fin. Ou plutôt la fin de la douleur, de l'inconfort et de l'angoisse face à l' inconnu, le mystère ultime du départ de ce monde.
,,,,,,
lundi 31 mai 2010
et j'oubliais... !

... à Anaïs Nin, dont j'ai tellement aimé le "Journal", plus encore que ses fictions, et, ET (comment ai-je pu oublier de la citer, elle, par-dessus tout !) Virginia Woolf dont je me suis toujours sentie si proche, que ce soit dans son "Journal", ses essais, ses romans, tout, j'ai tout aimé. Hommage, double, triple hommage aussi à Doris Lessing ("Le carnet d'or" et toute la série de "Les enfants de la violence", jusqu'à ses derniers romans ) Edith Wharton, sublime contemporaine de Henry James (mais je l'ai peut-être citée précédemment, j'sais plus), Jean Rhys, Eudora Welty pour ses nouvelles tellement du Sud (des Etats-Unis), Suzan Minot, Kaye Gibbons, Willa Cather, Elizabeth Taylor (pas l'actrice, bien sûr) et Anne Fine, à l'humour et la cruauté "so british", Harper Lee pour son unique et merveilleux "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Rosetta Loy l'italienne, et la merveilleuse -espagnole- Carmen Martin Gaite (ah ! "La reine des neiges", quelle splendeur !). Tant et tant dont je me sens si proche, sans arriver à la hauteur de leur talent, mais qu'importe ! Tant de livres que j'ai envie de relire, si je pouvais échapper à mon inlassable désir de découvertes de lectures nouvelles, alors que ma bibliothèque -totalement anarchique et dans une permanente et terrifiante expansion- recèle un si grand nombre de trésors. Et encore, je n' ai cité que des femmes et il y a tant d'écrivains hommes dont je pourrais parler, ou que je pourrais évoquer, avec la même passion. Tant de livres qui m'ont nourrie, me nourrissent toujours... Il me faudrait sept vies, comme les chats, pour relire et découvrir... Mais je crois que ce ne serait même pas suffisant. Je crois que le jour où je n'aurai plus ce désir de lire, je mourrai. Sans regrets, car vivre sans lire, sans curiosité, n'aura plus d'intérêt.
mardi 25 mai 2010
à elles...

...Karen Blixen, Christiane Rochefort, Edith Wharton, Carson Mac Cullers, Sylvia Plath, Jennifer Johnston, Zadie Smith, Nuala O' Faolain, Paula Fox, Joyce Carol Oates et toutes celles dont le nom ne me revient pas à l'esprit. A toutes ces femmes, qui ont (ont eu) tant de talent et le courage de se détacher de tout conformisme de classe et de société. Je sais, il y a plein de mecs aussi, mais ce sera pour une autre fois.
en hommage à Karen Blixen...
... Christiane Rochefort, Carson Mac Cullers, Sylvia Plath, Edith Warton, Eudora Welty, Susan Minot, Zadie Smith, Jennifer Johnston, Nuala O'Faolain, Paula Fox et tant d'autres dont les noms ne me reviennent pas à l'esprit mais que j'aime et admire. Je lève mon verre (Château-Margaux 2007 ) à leur talent, leur courage et leurs øeuvres.
lundi 24 mai 2010
j'y crois pas ??!!!
J' ai réussi ! C'est Karen Blixen et son petit-duc (ou chouette chevêche?) ! Il faut que je relise "La ferme africaine", je n'ai gardé aucun souvenir d'une relation avec un petit-duc, mais il est possible que j'ai oublié parce que je l'ai lu il y a longtemps et que je n'étais pas encore directement concernée.Karen Blixen était beaucoup plus belle qu'elle n'apparaît sur cette photo-là, mais quelle importance ?
Ce soir, je n'ai pas le courage, mais il faut que je parle un jour du ballet des martinets, chaque année à leur retour, au-dessus de ma maison, depuis que j'ai sauvé l'un d'entre eux.
Ouais, bon, j'ai réussi à envoyer cette photo mais il m'aura fallu deux jours ou trois, et je ne sais déjà plus par quel tâtonnement, hasard, coup de chance, j'y suis arrivée.
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