Voici une partie du prologue : " Les mots, comme les vagues sur le rivage, sont venus me briser, m'attaquer jusqu'à ce qu'il ne reste plus de moi que l'apparence d'un galet si lisse que plus rien ne peut l'atteindre. L'apparence, car qui peut prétendre connaître l'intérieur, le coeur du galet ? Qui sait s'il ne porte pas en lui les cicatrices, les traces de ses anciens tourments, de toutes ces lames qui l'ont roulé, encore et encore afin qu'il ne présente plus aucune aspérité ? "
jeudi 19 février 2009
écrire
C'est l'obsession permanente, autrefois je me nommais écri-en-vain, avant d'aboutir enfin à la publication de mes romans et nouvelles. En ce moment, c'est pire, je suis un écrivain qui n'écrit pas ! C'est un peu pour cela que j'ai créé ce blog, là au moins j'écris, même si ce n'est pas de la fiction. J'ai toujours préféré la fiction à la réalité, j'ai toujours aimé créer un univers, des personnages, des histoires qui ne sont qu'à moi seule. Ecrire et lire sont les deux choses qui donnent du sens à ma vie. Là, c'est un peu comme si je me tenais en équilibre sur une seule jambe, puisque je n'ai plus que la lecture, je me sens amputée d' une partie de moi-même. La réalité me tue, les mots me font vivre, c'est-à-dire MES mots, car il y aussi des mots qui tuent. Ceux des autres. J'en ai fait le thème de mon dernier roman, "Un froissement d'aile".
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