saka

saka

dimanche 9 août 2009

a propos d' "Opéra Café"

-Puisqu'il en était question précédemment. Je rapporte aussi un extrait du blog d' un ami, parce que j' ai beaucoup aimé cette transmission d'une sensation de lecture, parce que ce qu' il a écrit là est un écho de ce que j' ai essayé de dire, d' écrire dans ce roman. Il ne parle pas de propos "indéfendables" etc. etc. Les "vrais" lecteurs, lecteurs amateurs si on veut, amateurs au sens étymologique du terme : "personne qui aime, cultive, recherche (certaines choses)" , sont beaucoup plus subtils que les professionnels - les éditeurs- . Bien sûr, ceux-ci sont "parasités" par la nécessité de publier un " produit " vendable, mais alors où est la littérature ? Ou, pour reprendre le titre d'un essai passionnant de Jean-Philippe Domecq : " Qui a peur de la littérature ? ", remise en question de l' édition et de son pouvoir qui lui a valu, malgré une oeuvre solide derrière lui, de ne plus trouver aucun éditeur (parisien, bien sûr) pour publier ses ouvrages postérieurs.
C' était la suite de " c'est bizarre les éditeurs" (1 et 2)---------

"Etrange expérience que celle de lire un livre dont on connaît l'auteur.
Impression que nous sommes deux à lire, simultanément, que les deux voix se superposent, en écho et en stéréo.

Heureusement que cela s'estompe avant de devenir cacophonie...

Etrange histoire que celle de George, X et Espera, triangle de souffrance aux enfances déchirées, qui gravite autour de ce café chaleureux comme l'amour qu'ils n'ont jamais vraiment eu.

Etrange opéra qui se joue en trois actes glissants, comme une valse autour de Don Juan.

"Don Juan apporte avec lui tous les visages du monde et son frémissement vient de ce qu'il se connaît périssable. Don Juan a choisi d'être rien."

Orchestré par Sylvette RAOUL, Opéra Café est une douloureuse polyphonie où la réalité ne cesse de rattraper les rêves. Où les illusions ne durent qu'un temps. Où la statue du Commandeur toujours triomphe...

"Je fuis souvent. C'est le seul sport que je pratique. A chacun son jogging."

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire