saka

saka

vendredi 19 novembre 2010

couleurs à ingérer...

J'avale du vert pour ne pas broyer du noir, puis du bleu pour ne pas penser au (tabac) brun, enfin du rose pour que mes os restent bien blancs et pas transparents (je tiens énormément à être un beau squelette). Pour dormir, cinq gouttes translucides qui me garantissent un sommeil profond mais, peuplé de rêves qui me rendent extra-lucide quand je les analyse (toute seule , oui, oui, parce que j'ai de l'entraînement...)
J'imagine toutes ces couleurs -et bien d'autres, j'espère, par exemple le rouge quand je suis en colère- se mouvoir dans mon cerveau en ondulant, en clignotant, comme dans les images de scanner et/ou d' I.R.M. La modernité, qui a bien des défauts, a su donner des couleurs à la matière grise, au moins quand les neurones qui la composent sont en action. Est-ce qu'elle "a su donner" ou bien interpréter et transformer en couleurs toutes les énergies électriques qui circulent dans un cerveau vivant par je ne sais quel procédé ? Désolée, je ne suis pas du tout scientifique. Et pourtant, j'aimerais savoir. Mais j'aime imaginer que j'ai, dans le crâne, non pas une masse blanchâtre-grisâtre, mais un mouvement, des vagues de couleurs fluctuantes selon ce qu'elles expriment : émotions, sentiments, réflexion.
Et, si on extrapole, peut-être la mort est-elle l'absence de couleurs...

Aucun commentaire:

Enregistrer un commentaire