saka

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mercredi 16 janvier 2013

l'albatrautre...

Comme l'albatros, l'écrivain(e) s'il se pose, se repose, ne peut plus s'envoler, l' élan perdu est impossible -soyons optimiste, disons difficile- à retrouver. L'absence de travail tue le mouvement, le désir d'avancer (de voler ?) plus haut, plus loin, plus longtemps. On s'appuie sur des lectures comme sur l'appel du large, de l'horizon et du ciel infini mais ça ne marche pas forcément. L'essentiel (ciel) est de tenir bon, alors parlons lectures : je ne cesse de suggérer à tout un chacun "Passagère du silence" de Fabienne Verdier, très en retard par rapport à une actualité littéraire, mais une découverte qui m'a tellement emballée, une quête artistique et une quête de soi, une aventure exceptionnelle très bien écrite de surcroît, par une femme exceptionnelle bien sûr. L'un entraînant l'autre, je suis passée ensuite à la lecture de Charles Juliet : "Entretien avec Fabienne Verdier", petit livre par son format mais d'une telle densité que je lis puis repars puis reviens, dans une sorte de tango, pas intellectuel mais sensoriel : bonheur du style, de la langue et de la profondeur de pensée. Ce qui m'a renvoyée à un autre livre de Charles Juliet, qui est un écrivain et poète que j'aime beaucoup : "Dans la lumière des saisons" et en voici un extrait : "Les seuls chemins qui valent d'être empruntés sont ceux qui mènent à l'intérieur. Et lorsqu'on pénètre dans sa nuit, la première chose qu'on découvre, c'est qu'on est captif d'une geôle. Y demeurera-t-on toute son existence ? Ou réussira-t-on à s'en échapper ? "
Je vais m'arrêter là sinon je vais recopier la moitié du bouquin et je risque d'avoir des ennuis avec l'éditeur, mais là encore je vais insister : lisez, lisez, ce sont des choses essentielles.
Mine de rien, j'ai réussi à caser trois bouquins hors mode, prix littéraires et "play list" (si on peut qualifier la littérature de cette appellation ). Enfin, je suis sans doute trop optimiste pour ce qui est de "caser", j'espère au moins avoir réussi à inciter et je crois que ceux qui auront cédé à cette incitation ne le regretteront pas.

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