Et d'abord, les titres : "L'idée ridicule de ne plus jamais te revoir" (Rosa Montero), "J'ai réussi à survivre" (Joyce Carol Oates, mais j'ai un léger doute à propos du libellé exact du titre car, dans l'immense foutoir de ma bibliothèque, je ne le retrouve plus, ce n'est sûrement pas un hasard), "Cinq méditations sur la mort -autrement dit sur la vie- " (François Cheng), "Auprès de moi toujours" (Kazuo Ishiguro) - pas encore lu- et en cours de lecture "La chambre aux échos" (Richard Powers). Sans oublier que je viens d'acheter "L' oubli" (Emma Healey, que je ne connais pas) et donc encore à lire, d'où l'importance du titre dans le cadre d'achats compulsifs de livres ce qui est mon cas.
La lecture a été -est- ma planche de salut tout au long de ces mois effrayants de stress et de chagrin, si elle ne console pas elle permet au moins de s'évader vers des mondes imaginaires, ou bien d'exprimer des sentiments, des sensations semblables à ceux que l'on vit et on se sent moins seul. Quant à l'écriture, la mienne, peut-être la retrouverai-je un jour.
La lecture a été -est- ma planche de salut tout au long de ces mois effrayants de stress et de chagrin, si elle ne console pas elle permet au moins de s'évader vers des mondes imaginaires, ou bien d'exprimer des sentiments, des sensations semblables à ceux que l'on vit et on se sent moins seul. Quant à l'écriture, la mienne, peut-être la retrouverai-je un jour.
De Rosa Montero, j'ai beaucoup aimé "La folle du logis", livre sur l'imagination et les rêves des lecteurs et des écrivains, lecture et écriture participant d'un même mouvement, d'une même passion, échappatoires à la folie propre à l'humain. Dans ce dernier (mais pas ultime, je l'espère) livre de Rosa Montero, parti d'une commande qui lui avait été faite : une préface au journal de Marie Curie après la mort de son mari, elle découvre, outre le parcours de vie de cette femme exceptionnelle, une communauté de pensée et de douleur, elle-même venant de subir la même perte, je la cite :
" C' est la première chose qui vous frappe dans un deuil : l'incapacité de le penser et de l'admettre. L'idée ne vous tient tout simplement pas dans la tête. Mais comment est-il possible qu'il ne soit pas là? Cette personne qui occupait tant d'espace dans le monde, où est-elle passée ? Le cerveau ne peut pas comprendre qu'elle a disparu pour toujours. Et toujours, c'est quoi, bon sang ? C'est un concept inhumain. Je veux dire que c'est au-delà de notre capacité d'entendement. Mais comment ça, je ne vais plus jamais le revoir ? Ni aujourd'hui, ni demain, ni après-demain, ni dans un an ? C'est une réalité inconcevable que l'esprit rejette : ne plus jamais le revoir est une mauvaise blague, une idée ridicule. "
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