saka

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lundi 5 avril 2010

ça me revient ...

... peu à peu : " Oh, combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis heureux pour des courses lointaines..."
Je ne me souviens pas de la fin, mais ainsi que je l'écrivais précédemment, elle ne peut être que funeste.
Je mets un point d'honneur à ne pas chercher sur Google l'intégralité du poème, ni l'identité de son auteur, puisque ma mémoire - manifestement ralentie- daigne me restituer, par bribes, quelques éléments qui, peut-être surnagent pour des raisons dont mon inconscient connaît les clés et qui échappent à mon conscient (ou ma conscience ? selon les convictions de chacun...). Mais, je trouve intéressant le fait que dans mon précédent message, j'ai omis : "qui sont partis heureux " tout en me souvenant des "courses lointaines". Cela pourrait signifier que je nie, ou mets en doute que l'on puisse "partir heureux " vers des courses lointaines.
Un blog pourrait-il être un divan sur lequel on s'allonge, en se demandant s'il y a vraiment quelqu'un à l'écoute, à l'arrière-plan, ni visible, ni communicant ?

samedi 3 avril 2010

masculin-féminin

"Oh, combien de marins, combien de capitaines"... vais-je décevoir après une telle accroche -je fais allusion au titre de ce message- après, je suis désolée mais j'ai oublié la majeure partie de ce vers issu d'un poème dont j'ai également, dans un moment d'égarement, oublié le nom de l'auteur - Victor Hugo peut-être ou Leconte de Lisle- ! Je me souviens qu'il est question de "courses lointaines" ("lointaines" rimant avec "capitaines"), ah ! ça y est ! ça me revient : "qui sont partis heureux pour des courses lointaines..." J'ai oublié la suite, mais ça finit mal, au fond de l'océan sans doute... Je reviens de ma course lointaine, en TGV cependant, donc dans des conditions de confort bien supérieures à celles des capitaines sus-nommés (ou du moins cités-évoqués) et je suis retombée de haut, confrontée à l'océan des emmerméditerranées, (laquelle Méditerranée n'est en rien responsable des emmerdes auxquelles il est fait allusion) et, ce soir, je suis frappée (bing! bang ! boum!) par le fait que : "le temps" est masculin, le "siècle" aussi, puis nous passons, de façon dégressive à : "l'époque",féminin, "l'année" -idem-, "le mois, le jour" -masculin-, "l'heure, la minute, la seconde" -féminin- et si on résume tout cela par "la vie" (la naissance = le début, donc match nul ) et "la mort", le temps se conjugue en majorité au féminin, C.Q.F.D. Sauf que je n'ai rien à démontrer. Mais que cela ne signifie pas que cette méditation de 1 heure ( et plus) du matin soit un total non-sens. Il est également intéressant de noter que si le matin est farouchement du genre masculin (à part la variante de la "matinée", beaucoup plus aléatoire et imprécise) l' après-midi peut se décliner dans les deux genres, de même que "le soir " ou "la soirée". Seule, la nuit est exclusivement féminine, et je vous la souhaite bonne, et même excellente, sauf que dans une définition exclusivement temporelle, on est déjà demain, c'est-à-dire aujourd'hui ( deux masculins), alors je ne sais plus si je dois vous souhaiter "bonjour -masculin- " ou "bonne nuit -féminin-", mais peu importe.
Tout cela est sans intérêt aucun, sauf à se poser la question du sens de la différence entre féminin et masculin dans le langage et à étudier la question dans plusieurs langues.

lundi 22 mars 2010

crapaud et printemps

Ce soir, un crapaud et son chant mélancolique mais optimiste. J'aime les crapauds, les grenouilles, et tous ceux qui s'expriment par un chant, un cri, une plainte, une mélopée, j'aime le printemps (bis repetita). Je n'ai aimé ni le 21, ni le 22 mars de cette année 2010 : trop de pluie, trop de gris; J'aime l'idée que je vais bientôt partir, tant que mon départ est virtuel, je n'aime pas l'idée d'aller chercher mes billets de train à la gare face à un écran sans pitié. J'aime être dans un train, suspendue dans le temps, en mouvement sans bouger moi-même, avec de quoi lire et écrire, je n'aime pas y accéder ni en descendre. Le voyage est, en soi, un non-lieu, un non-temps, on est dans un "entre deux" où tout est possible, où on peut être n'importe qui, n'importe où.

samedi 20 mars 2010

printemps...

Deuxième jour, depuis 17 minutes... Je l'ai fêté, sur ma terrasse, un verre à la main, un cigare dans l'autre ( les deux "à consommer avec modération", je persiste et continue à assurer les arrières... on ne sait jamais. Je ne ressemble pas à un pompier catalan - disons: espagnol, pour ne pas envenimer la situation - mais finalement, catalan ou basque, pompiers ou terroristes, on reste piégés dans les annonces publicitaires genre sécuritaire : "attention ! des gens parlent espagnol dans un supermarché, ils peuvent être des terroristes de l'E.T.A ". Dieu merci (?), je fréquente très peu les supermarchés, ne suis ni terroriste, ni basque, ni catalane, ni espagnole (malgré mon lieu de naissance), je fête le printemps, l'accueille avec bonheur, le supplie de ne pas nous jouer de mauvais tours genre : eh, hop ! un petit coup de froid, un ! pour me faire désirer ! Non, non, printemps, on te veut, on veut ta lumière, tes jours qui s'allongent, on t'aime, printemps, on aime ton annonce du renouveau, du retour à la vie.
Oh, là là là, là! Combien de clichés j'ai alignés là ?
(ça fait quatre "là" + 1 , il vaut mieux que j'aille dormir avant de faire pire)

vendredi 5 mars 2010

provocation...

Je pense que tant qu'on a assez de force dans les mains pour déboucher une bonne bouteille (Bourgogne, Grands Crus -Bourgeois ou non- du Bordelais, Médoc, Saint-Emilion (entre autres), Gewurztraminer, Sylvaner, Riesling, Bandol, Côtes-du -Rhône, Costières de Nîmes, Jurançon etc. etc.), la vie vaut encore la peine d'être vécue. Afin de ne pas tomber sous le coup de la loi -je me prends assez de coups dans la gueule pour en avoir ma claque- je précise que tout cela est à consommer avec modération. Par ailleurs, il me semble plus prudent, dans un Etat où l'on légifère à tour de bras, et où les gardes-à-vue prolifèrent plus vite que le virus A-H1N1-, de faire profil bas, afin de pouvoir lever le coude chez soi en toute tranquillité, clé de la voiture sagement rangée dans l'armoire, le panier, ou accrochée au clou de l'entrée (qui sert aussi de sortie) de la maison. Si vous ajoutez à la dégustation d'un verre de, par exemple, "Premier Cru Beaune du Château", en l'occurrence blanc sec et délicieusement fruité, celle d'un cigare, Havane de préférence, dont on vous avise qu'il va vous tuer, ou au mieux anéantir votre capacité de procréer (enfin, une vraie bonne nouvelle !), vous avez le bonheur -qui ne peut être que fugitif, contrairement à ce que l'on essaie de nous faire croire- de jouir de quelques instants parfaits.

dimanche 28 février 2010

00 :01

...l' heure qui s'affiche sur mon ordinateur (ou peut-être : "désordinateur"... ?) On en est à 00 : 03, le temps que j'écrive ces quelques mots. C'est peut-être mon anniversaire, puisque nous sommes entre le 28 février -déjà fini- et le 1er mars -à peine commencé- , je vous assure qu'être né(e) un jour aussi incertain que le 29 février n'est pas anodin. La seule chose dont on est sûr(e) c'est d'avoir pris un an de plus, comme tout un chacun mais on reste dans une sorte de doute. Est-ce que toutes les personnes né(e)s un 29 février qui, par un hasardeux hasard, liraient ce blog, pourraient me faire part de leur vécu, leur ressenti (et tous autres mots plus ou moins à la mode) à partir de ce flou, trois ans durant, de l'exactitude de leur date de naissance ? Et si, après tout, on se disait qu'on gagne un jour par an dans notre inéluctable vieillissement ? Et donc qu'on vieillit trois jours de moins qu'autrui sur quatre ans ? Version optimiste.
00 : 24. Bon anniversaire et bonne nuit !

dimanche 21 février 2010

Oui mais, ou bien post-scriptum... ?

C'est la première fois que je passe une soirée entière avec une personne inconnue qui m'a lue et qui a aimé ce que j' ai écrit (ça y est, je suis arrivée à dire : "ce que j'ai écrit ! ") et qui se trouve être une femme qui a choisi son devenir, qui l' assume, une femme que j'aurais aimé être, dont j'envie la force et la détermination. Je devrais dire : 2 femmes, parce que "l'amie d'ami" a eu le même courage, a lutté pour sa vie -sa survie ?- et celle de ses enfants, et je trouve cela totalement admirable.