saka

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mercredi 3 juin 2015

les "progrès de la médecine" ? sur le plan humain : un échec lamentable.

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Voici le courrier "expurgé"  adressé aux médecins qui ont "soigné" mon mari, avec l'espoir que cela incitera d'autres patients ou leurs proches à s'élever contre la brutalité et la violence physique et morale, parfois, hélas ! inconscientes à laquelle ils sont confrontés, otages du service hospitalier et de leur propre désarroi. Il est inadmissible que les personnels soignants doivent être "formés", ce qui est le cas certainement dans les Unités de Soins Palliatifs mais pas dans le cadre d'un Service de Médecine au sens général. La formation médicale souffre d'un manque total d'enseignement psychologique sur la fragilité extrême d'un être humain face à une maladie grave à l'issue souvent fatale. Certains disposent naturellement d'une qualité humaine qui leur permet de traiter leur patient, non pas seulement par des actes techniques, mais par une attention et une écoute bienveillantes et rassérénantes, mais il ne s'agit, malheureusement que d'une minorité, ce que je trouve complètement incompréhensible. Comment peut-on prétendre soigner son prochain, sans éprouver la moindre empathie envers l'être humain qui subit une pathologie dont il n'est pas responsable ? Qu'est-ce que c'est que cette médecine dichotomique, où l'on prétend soigner le corps sans prendre en compte l'esprit ? 
Ce que j'ai compris et qui me révolte totalement, c'est que, si le diagnostic ne prévoit aucune chance de survie à court ou moyen terme, le malade, j'ai envie de dire le condamné à mort n'aura droit qu'au service minimum (chimios "palliatives" - traitement de la douleur + ou - efficace), il est l'incarnation même de l'impuissance de la médecine et donc la représentation d'un échec annoncé pour le(s) médecin(s) chargés de le soigner. Donc, ils vont le fuir et/ou lui jeter à la figure qu'ils ne peuvent rien pour lui, souvent  dans les pires circonstances avec une maladresse confondante, ils sont désarmés, mis en face de leur échec et de leur propre fin mais ne peuvent-ils pas faire un effort pour cacher leur désarroi face à un "patient" au sens étymologique du terme :  "celui qui souffre". Ils auront toujours de "bonnes" raisons à leur lâcheté : pas le temps, nécessité de se protéger etc. Si on ne peut pas assumer la réalité de l'humanité de l'autre, du semblable à soi, on ne peut pas prétendre le soigner.

lettre  aux (in)soignants




à Mr. le Professeur....
au Dr. R...

                                                                                                            T. le 29/05/2015

Madame, Monsieur,

Il semblerait que vous n’êtes pas informés du décès de mon époux : Mr. le Pr. Y. R. ou plutôt pour vous : Monsieur R., chambre..., ..., ..., 21,23 etc. etc. en 7 mois, il en a vu des chambres, des infirmières, infirmiers, aide-soignant(e)s, des sympathiques, des compatissants, des maltraitants dont une certaine infirmière de nuit qui le terrorisait  au point qu’il vous en a parlé, Mr. ... fallait-il qu’il soit traumatisé, lui qui ne se plaignait jamais… J’espère que, par égard pour d’autres patients, cette personne aura été re-cadrée parce que, bien sûr, les familles n’osent pas se plaindre de crainte de représailles sur leur malade : c’est terrible la façon dont, à l’hôpital, le patient et sa famille sont pris en otages, deviennent anonymes, dépourvus de leur dignité, de leur qualité d’être singulier et unique.  On pourrait, éventuellement, en attendre un peu plus vis-à-vis d’un confrère, d’un « camarade » –puisque cette formule paraît vous plaire, Mr..le Pr... issu de la même école, ayant exercé longtemps dans le même hôpital, au sein de la même institution. Il ne s’agit pas là de demande d’un traitement de faveur, juste d’une reconnaissance  de l’appartenance à ce merveilleux corps commun qu’est ..., ou plus restrictivement, le .....
Mr. le Pr.., je vous ai entendu dire à mon mari, alors qu’il y avait une certaine amélioration de l’état de sa jambe gauche, moins enflée, un peu moins douloureuse après une –ou deux- chimio : « Eh bien, vous voyez, ça c’est de la réalité, ce n’est pas de la psychothérapie ! ». Quelle délicatesse, face à un homme malade, amoindri, de dénigrer sa pratique de psychiatre, de psychothérapeute et quelle présomption ! Vous saviez que votre traitement n’était que du temps gagné, et à quel prix, sur le processus de la maladie. Je peux vous dire que les  psychothérapies  pratiquées par mon mari ont connu plus de guérisons que vos chimio, sans maladies nosocomiales à la clé : septicémies, infections qui lui (nous) ont valu tant d’heures d’attente et de stress dans cet abominable service des urgences à propos duquel j’ai beaucoup à dire mais qui ne vous concerne pas directement et qui fera l’objet d’un autre courrier au Médecin-Chef de l’H. ... .... Je vous remercie également de ne jamais m’avoir saluée quand je vous ai croisé durant ces longs et terribles mois dans les couloirs de l’hôpital, ainsi que l’aimable Dr. B. , à votre image, dont je me demande si on lui a appris qu’un sourire, un bonjour et un mot gentil ne lui enlèvent rien mais peuvent être réconfortants pour un patient et sa famille, mais bah ! n’est-ce pas ? ceci n’est que balivernes et psychothérapie…
Dr. R..., merci aussi pour votre délicatesse et l’attention que vous avez apportées à « votre » patient, merci pour lui avoir dit, lors de sa 5ème chimio, alors qu’il pleurait devant vous  et s’inquiétait, non pas de son sort mais du mien : « Vous savez que nous ne vous guérirons pas, mais votre épouse est forte ». Eh bien , voyez-vous, il avait encore un peu d’espoir et il connaissait  ma prétendue force, très relative, mais que j’ai tenté de mobiliser jusqu’au bout. Merci également pour  avoir oublié, lors de la 6ème et dernière chimio, qu’il en était à la 2ème partie et qu’il n’y avait donc pas d’hyper-hydratation à prévoir et surtout pas d’injection de 2 produits mais d’un seul. Si je ne n’avais pas été là, à ses côtés, comme je l’ai toujours été, disant à l’infirmière qui devait lui poser la perfusion d’hyper-hydratation et de la chimio qu’il y avait une erreur, je me demande ce qu’il se serait passé, étant donné son état. J’ai toujours vécu dans un milieu médical, mon père, le Pr. R. ayant été titulaire de la chaire de cancérologie et chef du service du même nom à l’Hôpital Saint-André de Bordeaux et je suis donc assez avertie, mais si mon mari et moi n’avions été que de braves gens ne connaissant pas les possibilités –et grandes capacités-  d’erreur de la médecine, il aurait subi un 2ème bombardement de chimio totalement injustifié. Merci enfin pour les 2 messages de votre secrétaire : le premier sur mon portable, le 20 mai, la veille de l’enterrement de mon mari pour me rappeler qu’il avait un rendez-vous le 11 juin, le 2ème sur le répondeur de mon téléphone fixe le 20 mai également à mon retour de ses obsèques pour le même motif. Vous féliciterez votre secrétaire de ma part, elle fait très bien son boulot. Mais je n’en dirai pas autant de vous : mon mari est parti à l'Unité de Soins Palliatifs de l’hôpital .... à ....le 4 mai, il y est mort le 15 mai. Vous n’avez même pas eu 2 minutes pour prendre de ses nouvelles, en 11 jours ? L' U.S.P. n’avait eu aucune transmission du dossier de mon mari, y compris ses Directives Anticipées que je vous avais remises en décembre. Et dont j’avais heureusement conservé l’original. Le personnel soignant de ce service est formidable, attentionné, respectueux du malade et de sa famille, on se sent là reconnu, soutenu et aidé, ce que je n’ai jamais connu dans votre service où j’espère ne pas revenir, jamais, si je dois souffrir d’un cancer j’irai n’importe où mais pas chez vous.
En revanche, je vous prie de transmettre à vos internes mes remerciements pour leur attention, leur écoute, leur présence et leur humanité avec l’espoir que ces qualités perdureront tout au long de leur carrière et que vous n’aurez pas réussi à les en détourner. 
J’ajoute que j’ai eu de nombreux messages de sympathie d’amis et de confrères de mon mari, d’hommages, de fleurs, et de témoignages de reconnaissance de ses patients pour son grand humanisme, ses qualités professionnelles, son écoute, sa bienveillance et les soins qu’il leur a apportés. Apparemment en-dehors de l’H...., l’information circule et les qualités humaines existent.
S.R.

vendredi 16 janvier 2015

Télescopage de cauchemars...

Depuis plus de trois mois, je vis dans un autre monde, en marge du monde avec un grand M, je survis plutôt que de vivre, au jour le jour, au fil de la menace de l'épée mortelle suspendue au-dessus d' un être aimé, enfermée dans une bulle d'angoisse. Et voilà qu'arrive cette horreur, ces assassinats absurdes, déments, ce chagrin collectif qui vient potentialiser mon chagrin personnel, cette atteinte violente à tout ce qui faisait sens dans ma vie, comme dans celle de nombre de personnes : la liberté de penser, de s'exprimer, la lutte contre l'obscurantisme, le fanatisme, le sectarisme et tous ces trucs en "ismes", l'endoctrinement, l'aliénation de la pensée, de l'esprit critique, de l'intelligence au sens premier du terme, c'est-à-dire de la compréhension et de l'appréhension de l'autre, l'acceptation de la diversité humaine dans un respect mutuel des différences et dans celui, inaliénable, de la vie, le questionnement permanent, le refus de se croire détenteur d'une vérité unique qui, loin d'exister, n'est qu'une construction imaginaire et, le plus souvent, mortifère.
"Je suis Charlie" mais je suis aussi les innombrables victimes de l'abject Boko Haram, les petites filles ceinturées d'explosifs envoyées à un sacrifice innommable, celles capturées et vendues comme esclaves par les immondes individus décervelés et déshumanisés d'un prétendu Etat Islamique qui n'est qu'un Etat du mal absolu, un ramassis de minables sadiques, de brutes sanguinaires, sans foi (et surtout pas islamique) ni loi, d'un cynisme absolu, totalement méprisables. Et je regrette de ne pouvoir lutter autrement que par ce billet insignifiant, totalement investie que je suis par mon propre combat, prioritaire, pour la vie d'un homme, pour la vie tout court.







mercredi 22 octobre 2014

"le suicide français " ??? !!!

Si, au moins, l'auteur de cet ouvrage commençait à donner l'exemple : il suffirait d'un accent aigu sur le "e" pour en faire "le suicidé français"  et enfin, peut-être, peut-être, présenterai-il un intérêt : il mourrait pour sa prétendue cause, redonner à la "Frrance" sa virilité, comme s'il s'agissait là d'une vertu majeure, et par la même occasion nous débarrasserait de sa prose nauséabonde, archaïque et mensongère. Certes, il s'en trouverait d'autres pour prendre le relais, mais déjà un usurpateur de moins, quelqu'un qui se prend pour un historien mais n'hésite pas à falsifier les faits, les chiffres pour mieux en illustrer son point de vue personnel, sa propre interprétation, donner à croire qu'il a une pensée alors qu'il ne fait que remâcher de vieilles rancoeurs, de vieilles obsessions : trouver à tout prix un  (des) bouc(s) émissaire(s), les femmes, les immigrés, la gauche, la droite (sauf l'extrême). Tout cela m'indigne et est profondément indigne : comment peut-on, ose-t-on, manipuler ainsi l'Histoire (avec un grand H, j'insiste), uniquement pour être un succès de librairie, comment peut-on ainsi abonder dans la plus basse démagogie, jouer avec les peurs irrationnelles de citoyens déboussolés, dépourvus de tout recul, dont les seules sources d'information sont les media immédiats (pardon pour le mauvais jeu de mots), dont Internet,-la plus grande immédiateté- qui permet des "commentaires" qui ne sont qu'une pauvre -pauvrissime- réaction affective sans réflexion aucune ni autre référence à une ébauche de pensée. On "commente", sous le coup d'une émotion, la haine le plus souvent, et c'est si terriblement pauvre, affligeant qu'un lecteur un peu plus exigeant en reste sans voix. C'est à croire que M. Zemmour n'écrit que pour ces "commentateurs" dépourvus de pensée, les conforte dans cette absence de pensée et d'analyse,soit dans un cynisme total (le chiffre des ventes et une notoriété injustifiée) soit le bonheur de trouver un écho à ses délires complotistes et persécutoires. La conclusion étant qu'il est désespérant de voir une telle adhésion à un salmigondis qui se prétend pensée et qui n'est qu'un point  (d'absence) de vue réactionnaire et illégitime dans sa falsification obscène de l'Histoire.













mercredi 1 octobre 2014

Insomnie

Dans ces cas-là, je me lève et je lis. En ce moment, livre de Siri Hustvedt, "Un monde flamboyant", j'aime beaucoup certains de ses livres ("Elégie pour un américain", "Un été sans les hommes", par exemple). Pour celui-ci, j'ai un regret : autant je suis passionnée par le personnage principal, Harriet, dite Harry, artiste plasticienne, veuve d'un galeriste célèbre et toujours sous son ombre écrasante, par son idée de se "cacher" derrière des artistes mâles jusqu'au point de leur attribuer ses propres oeuvres et leurs expositions publiques, partant du principe avec lequel je suis en parfait accord, à savoir que dans le monde de l'art (de tous les arts), il vaut mieux être un homme si on veut connaître le succès et la "reconnaissance", autant je trouve que ce thème captivant aurait été plus captivant encore sous une forme plus concise avec moins de témoignages, moins détaillés, de personnages -ses alter ego, ses enfants,  ou des critiques horripilants dans leurs partis pris- moins de références intellectuelles certes brillantes mais qui diluent le récit, bref, une recentration sur la personne d' Harry suffisamment fascinante à elle toute seule, et dans ses actes et dans ses propos. En lisant ce livre, je m'interroge, par moments, sur l'identification exacerbée de l'auteur à son héroïne (nul n'ignore que Siri Hustvedt est la femme de Paul Auster et, mon Dieu, que cela doit être lourd à porter quand on est soi-même écrivain) qui fait qu'elle ne cesse d'enfoncer le clou pour nous démontrer que son intelligence et sa grande culture n'ont rien à envier à celles de son mari. Mais, ses lecteurs(-trices) ne lui en demandent pas tant, simplement d'être elle-même, auteur de grand talent, sans justification excessive par rapport à un (ou des ) autre(s), si difficile que cela soit d'être une femme créatrice, j'en suis bien d'accord.

lundi 29 septembre 2014

faîtes ce que je dis, ne faîtes pas ce que je fais...

Les merveilleux élus du Front National s'empressent de renier dans les faits ce qu'ils préconisaient dans leurs déclarations enflammées et indignées, pour le cumul des mandats, qui les scandalisaient quand ils n'en avaient aucun, "eh bien, finalement, on n'est plus contre, que les autres donnent l'exemple !..." Ah bon ? Mais je croyais que c'étaient eux, les exemplaires, les purs, les justiciers ?
Finalement, ils ont changé d'avis, ils tombent les masques. "La Frrrance" -avec trémolos dans la voix c'est mieux- son avenir, son devenir, ils s'en foutent royalement, ce qu'ils veulent c'est le pouvoir et quand ils l'auront (à Dieu ne plaise, mais Dieu, en l'occurrence, semble avoir jeté l'éponge) non seulement ils ne feront pas mieux mais ils feront pire : aux orties la République, la démocratie, à eux le règne de la médiocrité, de l'ignominie, de l'appel aux plus bas instincts, du racisme ordinaire et extraordinaire, de l'exclusion, de la haine et du rejet de l'autre, bref c'est le retour du nazisme qui, pour être prétendument "neo" n'en est pas plus beau. D'ailleurs, "neo" signifiant "nouveau", ce terme me semble particulièrement inapproprié pour un parti qui n'apporte aucune idée novatrice, dynamique, ni courageuse. C'est une résurgence métastatique d'un passé nauséabond, qui fait appel au cerveau reptilien de nostalgiques aigris, c'est le recours à des boucs émissaires coupables et responsables des dysfonctionnements de la société -ce qui permet commodément de s'en absoudre-, sus aux juifs (un peu passés de mode mais enfin, pourquoi pas ?), aux immigrés -surtout, et n'hésitons pas à falsifier les chiffres- , aux roms, aux homosexuels, à la fameuse et grotesque prétendue théorie du genre qui vient pervertir nos pôôôvres enfants dans les écoles de cette république pourrie et honnie. Bref, nous voilà en pleine régression mortifère. Et pourquoi ne pas apprendre aux enfants en bas âge le salut nazi comme s'y sont appliqués les dirigeants du sinistre parti grec "Aube Dorée" à la dénomination éhontément trompeuse, "Nuit noire et ténèbres éternelles" leur irait tellement mieux au teint.
Je vis, hélas, hélas, dans un département qui a porté au Sénat deux membres de ce parti dont je tiens à faire remarquer que son nom a été emprunté à celui d'un mouvement de résistance des (précédentes) années noires dont les anciens militants ne doivent cesser de se retourner dans leur tombe. Ignorance ou cynisme ? Je penche pour la deuxième option. Je constate que la droite locale a franchi la ligne jaune, sans états d'âme apparents (au fait, ont-ils une âme ou tout au moins une conscience ?) , après avoir longtemps flirté entre droite et extrême et je revendique et affirme mon mépris total envers ces prétendus "grrrands électeurs" , incultes, dépourvus de mémoire et opportunistes, qui contribuent à porter au pouvoir un parti qui n'est définitivement pas un parti comme les autres.

mercredi 10 septembre 2014

je suis en colère...

... et triste aussi. En colère devant cette déréliction, ce naufrage de la politique française, le "Hollande bashing" qui profite à ce parti rétrograde, populiste, sans aucun projet viable et honorable -que peut-on construire sur la haine de l'autre même et surtout habilement dissimulée, sur le rejet, l'exclusion ?- que je me refuse à nommer . En colère devant cette basse, minable vengeance d'une femme quittée qui conforte ce parti dans sa conquête, galopante et faisant feu de tout bois, du pouvoir. Comment peut-on être à ce point narcissique, dépourvue de tout esprit critique, de tout esprit civique pour assouvir un besoin de règlement de comptes personnel qui met la démocratie, déjà fragilisée par le contexte économique et social, en danger ? Ceci du fait d'une personne qui se prétend "journaliste politique"mais qui n'hésite pas à déballer publiquement une "vie privée" après avoir attaqué en justice des auteurs qui en disaient beaucoup moins sur le même sujet. Narcissisme, égocentrisme, inconscience totale, dramatique. Et que dire du voyeurisme de ces "lecteurs" qui ne voient dans cet "ouvrage" que la confortation  de leur détestation d'un président élu au suffrage universel et donc légitime ? Quelle tristesse...

dimanche 17 août 2014

il suffit d'une voix...

...entendue ce matin à la radio, France Inter, dans une émission consacrée au Festival de Cannes, programme d'été les samedi et dimanche matins. La voix de Christiane Rochefort, son timbre frêle et pourtant ferme, cette voix, et toutes nos conversations, tous nos échanges si denses, si riches, me sont revenus en pleine figure, en plein coeur, comme si l'absence était abolie, comme si, ouvrant mes yeux  fermés sous l'émotion de cette voix retrouvée, j'allais voir son sourire, ses yeux, entendre son rire et poursuivre un dialogue interrompu le 24 avril 1998 et devenu ensuite monologue parce que je lui parle souvent mais n'ai d'autre réponse que celles qui sont restées dans mon oreille et que j'entends avec ma voix et non la sienne, les mots qu'elle m'a dits dont son absence définitive n'a fait qu'un écho. Rien n'est plus difficile à faire revivre qu'une voix, son souvenir est comme une musique lointaine, presque imperceptible et l'entendre à nouveau, désincarnée, est une épreuve cruelle.