lundi 12 juillet 2010
ma mère...
... est morte ce matin, 13 juillet à 1h. Je l'avais quittée à 17h30 hier . Elle n'était pas seule, merci à l'aide-soignant qui était avec elle et qui l'aimait beaucoup. Il m'a appelée à 2h15, je suis partie la voir. Elle était très jolie malgré sa maigreur extrême, et son visage était calme et paisible.
dimanche 11 juillet 2010
le galet de Misha
C'est un de mes "fétiches". Misha l'a trouvé sur une plage de Bretagne et me l'a offert, c'est un galet "nuage", ainsi l'a-t-elle défini, il est d'un ovale presque parfait, noir, avec des motifs blancs, de forme allongée, comme des stratus sur un ciel nocturne, il est beau, il est doux, j'aime le regarder, le toucher, le tenir dans ma main, le caresser, il m'accompagne, léger et lourd de sens dans les moments difficiles qui sont mon lot quotidien depuis plus d'un mois.
dimanche 4 juillet 2010
A 23h10...
... et 27° ce soir, les cigales ont enfin accepté un pacte de non-agression sonore. Je les en remercie.
samedi 26 juin 2010
je ne sais pas... autoportrait ?
C'est bizarre. Depuis que ma mère est entre la vie et la mort (je sais, nous sommes tous entre la vie et la mort pendant notre existence sur terre mais il y a un moment où on est plus près de la mort que de la vie), depuis donc ce moment où j'ai admis que celle qui m'a donné la vie - cadeau plus ou moins empoisonné mais auquel on finit par s'attacher - va bientôt la quitter, je me prends sans cesse en photo, face à mon ordinateur, donc face à l'écriture puisque c'est le principal usage que je fais d'i-celui, comme si me voir vivante, présente et écrivante me permettait d'accepter d'être la prochaine sur la liste, sans plus aucune barrière protectrice. L'imminence de sa mort me confirme la proximité de la mienne.
fleur de la passion
Photo prise par Didier Hays, chez moi. La perfection et la complexité géométrique de cette fleur m'ont toujours fascinée. Elle donne un fruit de couleur jaune orangé, avec un très gros noyau comme la plupart des fruits exotiques, la chair est donc restreinte, délicate, sucrée mais pas trop, entre la prune et la mangue. Ou peut-être la goyave? Mais cette fleur, quelle splendeur !
lundi 14 juin 2010
la mort est un scandale...
Je sais, cela manque totalement d'originalité. La (pré)mort, dite "naturelle", d'un individu est un enchaînement d' événements, mineurs par rapport à toutes les catastrophes et les morts quotidiennes de millions de gens, mais majeurs quand il s'agit d'un être proche et qu' on est témoin direct de cet amenuisement progressif, tant physique que mental, de cette peur et de ce déni qui alternent avec le souhait de trouver "paix et calme". Devant un mourant lucide qui dit, de façon presque inaudible, "je voudrais mourir", puis, quelques heures après, "j'aimerais guérir", on se retrouve face à cette ambiguïté de l' être humain qui réclame ce dont il rêve : l'immortalité, et son contraire, quand la souffrance physique l'emporte : sa fin. Ou plutôt la fin de la douleur, de l'inconfort et de l'angoisse face à l' inconnu, le mystère ultime du départ de ce monde.
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lundi 31 mai 2010
et j'oubliais... !

... à Anaïs Nin, dont j'ai tellement aimé le "Journal", plus encore que ses fictions, et, ET (comment ai-je pu oublier de la citer, elle, par-dessus tout !) Virginia Woolf dont je me suis toujours sentie si proche, que ce soit dans son "Journal", ses essais, ses romans, tout, j'ai tout aimé. Hommage, double, triple hommage aussi à Doris Lessing ("Le carnet d'or" et toute la série de "Les enfants de la violence", jusqu'à ses derniers romans ) Edith Wharton, sublime contemporaine de Henry James (mais je l'ai peut-être citée précédemment, j'sais plus), Jean Rhys, Eudora Welty pour ses nouvelles tellement du Sud (des Etats-Unis), Suzan Minot, Kaye Gibbons, Willa Cather, Elizabeth Taylor (pas l'actrice, bien sûr) et Anne Fine, à l'humour et la cruauté "so british", Harper Lee pour son unique et merveilleux "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Rosetta Loy l'italienne, et la merveilleuse -espagnole- Carmen Martin Gaite (ah ! "La reine des neiges", quelle splendeur !). Tant et tant dont je me sens si proche, sans arriver à la hauteur de leur talent, mais qu'importe ! Tant de livres que j'ai envie de relire, si je pouvais échapper à mon inlassable désir de découvertes de lectures nouvelles, alors que ma bibliothèque -totalement anarchique et dans une permanente et terrifiante expansion- recèle un si grand nombre de trésors. Et encore, je n' ai cité que des femmes et il y a tant d'écrivains hommes dont je pourrais parler, ou que je pourrais évoquer, avec la même passion. Tant de livres qui m'ont nourrie, me nourrissent toujours... Il me faudrait sept vies, comme les chats, pour relire et découvrir... Mais je crois que ce ne serait même pas suffisant. Je crois que le jour où je n'aurai plus ce désir de lire, je mourrai. Sans regrets, car vivre sans lire, sans curiosité, n'aura plus d'intérêt.
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