saka

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jeudi 28 juillet 2011

"la route"

Je viens de lire ce livre de Cormac Mac Carthy, je me suis enfin décidée à le lire, le thème m'effrayait, je n'ai pas vu le film, mais je crois que je ne le verrai jamais. C'est un livre magnifique et terrifiant, je pense plutôt bien traduit, j'y ai appris un adjectif que je ne connaissais pas  : "tortu" (eh bien, oui, j'ai mes lacunes) à propos des arbres calcinés qui parsèment le douloureux cheminement de ce père et son enfant dans un monde dévasté, carbonisé, vers le Sud et l'espoir d'un peu moins de froid, moins de dangers venus des survivants à ce qui doit être, sans doute, une catastrophe nucléaire. J'avais, pendant ma lecture, la sensation qu'il s'agissait peut-être d'une prémonition ou de la probabilité d'une apocalypse provoquée par les hommes, leur incurie, leur inconséquence et la capacité des humains à retrouver leur part animale, et pire barbare quand il s'agit de survivre. Et, après ce qu'il s'est passé à Fukushima, je pense que ce livre a un écho amplifié. Je ne regrette pas de l'avoir lu, mais c'était dur. En fait, ce qui m'a décidé à l'acheter, c'est cette nouvelle collection ". 2",  des éditions Points Seuil, ces petits livres de la taille d'un agenda qu'on peut glisser dans la poche d'une veste. J'ai entendu des critiques et différents points de vue sur l'intérêt et l'utilité de ces livres réellement "de poche", et, en ce qui me concerne, je suis pour, je trouve ça génial, et si j'ai choisi "La route", c'est parce que j'avais lu tous les autres et que l'attrait de ce nouveau format l'a emporté sur ma crainte du contenu du livre !
J'espère ne pas faire trop de cauchemars, mais allez-y, lisez-le, c'est un grand livre !

mardi 21 juin 2011

je suis irrésistible...

... du point de vue de mes chats, bien sûr. Ce qui est déjà mieux que rien. Sauf que leur demande de câlins, de caresses, d'amour me cassent un peu (beaucoup, parfois) les pieds. Il paraît que le "ronronnage" d'un chat apaise, fait baisser la tension, alors quand il y en a deux, qu'est-ce que ça doit être ?! Je vais peut-être finir hypotendue, en état de léthargie totale. Le problème, c'est l'ordre de priorité, le gros noir (primo-arrivant, orphelin précoce non sevré) VEUT être dans mes bras et me baver dessus abondamment, la grise tigrée doit se rabattre sur le haut du canapé à cinq centimètres de ma tête, j'ai un ronron dans l'oreille gauche, un autre dans l'oreille droite et leurs sacrés foutus poils qui volent partout et s'agglutinent sur mes vêtements. Le temps que je passe à me brosser et le budget investi dans les brosses adhésives me semblent absolument scandaleux et de toutes façons abusifs ! Je me demande pourquoi je me laisse toujours avoir du point de vue affectif et compassionnel, tant avec les humains qu'avec les animaux, sans doute une vieille culpabilité et/ou culpabilisation héritées de mon enfance culpabilisante (trois fois la "culpabilité " -et de quatre !-  dans la même phrase ). Je me demande à quoi m'ont servi mes années d'analyse ? Question qui mérite d'être approfondie mais pas ce soir.
Rien à voir, mais hier j'avais le moral dans les bottes (rangées cependant pour l'été) et j'ai lu "La tarte et le suppositoire" de Michel Houellebeurre, Prix Concours 2010, préfacé par Fabrice Del Dingo, c'est plein de jeux de mots et de contrepèteries du même acabit, par moments totalement absurde et surréaliste, et j'avoue avoir bien ri pendant une vingtaine de minutes (ça fait à peu près une quarantaine de pages), ce qui, d'après ce que j'ai lu un jour, a augmenté mon espérance de vie - mais je ne sais plus dans quelle proportion, désolée- Merci à mon amie Larck qui, lors d'une virée entre filles, m'a incitée à commander et lire ce pamphlet !

mercredi 15 juin 2011

dans la panique...

... il y a une certaine réalité et, en même temps, un refus d'assumer un prétendu statut de créateur(trice). Si j'ai réussi à trouver ce soir une expression qui me convenait bien que la saloperie de système l'ait avalée, je devrais pouvoir la retrouver. Et, en même temps, non, il peut exister des moments de grâce qui ne pourront pas forcément se reproduire. C'est ça qui me donne le blues. Et qui oblige à la modestie : j'ai écrit quelque chose qui me plaisait, c'est-à-dire avec un devenir possible et cela m'a été enlevé et je ne sais pas si j'arriverais à retrouver cet élan, qui était peut-être bidon dans son expression mais avec la force d'un sens peut-être, à retravailler. Parce que, finalement, c'est sans doute ce que j'aime le plus dans l'écriture : travailler, travailler pour pouvoir partager tout ce qui me traverse.

Oh non !!!!

Non, non, non, non ! Depuis deux jours, j'avais retrouvé le travail, celui de l'écriture, et ce soir je pense que j'avais fait du BON travail, plein de corrections et du texte nouveau, à relire demain et retravailler sans doute mais c'était nouveau, ça me plaisait. Est-ce qu'il y a un sort contre moi ? Il y a eu un bug, j'ai perdu tout ce que j'avais écrit, je n'arrive pas à y croire. Comment est-ce que je vais retrouver tout ça, comment, comment, comment ? Putain de merde, je hais les ordinateurs, je hais l'informatique, ça me donne envie de me flinguer ! Le problème c'est que je n'ai pas de gun . Et d'avoir écrit ça, ça ne me soulage même pas, je suis désespérée.

vendredi 27 mai 2011

3 minutes 30...

... ou l'éternité. Depuis que j'ai entendu ce terrible décompte à la radio (à la télé aussi, je présume  ? ), je suis taraudée, obsédée,  par ce laps de temps, si bref, et si long. Comment dire adieu à la vie en 3 minutes 30 secondes ? Je pense à tous ceux qui aimaient, attendaient ces 228 personnes, quand ils entendent ÇA : 3 minutes 30 secondes de chute de l'avion avant le crash, comment peuvent-ils supporter, concevoir, la pensée de  ce temps si bref, si long, où leurs aimés ont eu conscience, avant eux, qu'ils ne se reverraient jamais ? Ce désir de "savoir" des victimes collatérales de  ce genre de catastrophe -j'ai du mal à dire "accident"- n'est- il pas un peu masochiste, ou de l'ordre de la culpabilité du survivant (pourquoi n'étais-je pas dans l'avion avec lui, ou elle, à sa place, pourquoi est-ce que moi, je dois vivre et supporter l'insupportable ? ). Comment peut-on dire que seuls les membres de l'équipage ont compris qu'ils vivaient leurs dernières 3 minutes 30 secondes, et pas les passagers ? Sans doute une façon de consoler les endeuillés mais j'ai du mal à y croire : quiconque a vécu des turbulences et des trous d'air dans un avion sait que, à moins d'être profondément endormi sous l'effet d'un anxiolytique ou d'un somnifère, il n'est plus qu'un fétu de paille, un grain de poussière, ou ainsi que l'écrivait Pascal un ciron ( symbole de l'extrêmement petit ) dans l'univers.

lundi 16 mai 2011

Ah, les doigts bleus !


Comme je suis têtue, les voilà mes doigts bleus ! Assortis au peignoir de bain, mais là j'ai pas fait exprès. Je sais, je suis parfaitement ridicule, mais là j'ai fait exprès. C'est bien la première fois que le psoriasis me fait rigoler, alors j'en profite !

dimanche 15 mai 2011

eh ben, c'est raté !

Je voulais juste mettre une photo de mes doigts psoriasisés mais sublimés par des pansements bleus (nommés "Coban") qui leur donnent des airs de doigts de schtroumpfs, mais cette nouvelle organisation de blogspot me perturbe complètement. Too much is too much, je renonce à comprendre (bravo à l' "écrivaine" française contaminée par l'impérialisme de la langue anglaise ! ). Trop c'est trop, ça fait sens aussi.
Alors, bon, je vais essayer encore, mais je me demande qui, vraiment qui, peut s'intéresser à des pansements bleus, à part moi. C'est sans doute idiot, mais ça me fait l'effet de sortir du "médical" parce que c'est un bleu vraiment "flashy" (encore bravo à l'écrivaine française ! )
Eh bien, c'est vraiment raté puisque nulle trace de pansements bleus et puisque subsiste un souvenir de cigare, alors que j'ai arrêté !!!
P.S. : D.S.K. C. S. KI ! Non ? Moi je ne sais pas, mais ça sent le coup monté. Trop de coïncidences, de harcèlement depuis une dizaine de jours (la Porsche, les propriétés, les costumes etc. etc. pour que seul le hasard soit à l'origine d'une "affaire" pareille.