saka

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mardi 15 avril 2014

modificatif ou bien rectificatif ou additif ?

Par rapport à l'article précédent : "Un élu varois exemplaire", j'aurais d'ailleurs dû mettre "exemplaire" entre guillemets comme je viens de le faire à l'instant mais d'aucuns auront compris que cette exemplarité était à prendre au second degré. Ce qui me chiffonne et motive cette modification ou rectification ou etc. (voir le titre ci-dessus), c'est que le lien ne fonctionne pas donc je reprends depuis le début : ce "monsieur" (si j'ose dire) publie sur son compte twitter suite à la formation du nouveau gouvernement ceci : "Et Valérie elle n'a pas droit à un ministère comme Ségolène ? Au nom de la justice du plumart (sic) ! ". Devant le tollé provoqué par ce message débile et d'une orthographe pour le moins approximative, il efface ce tweet et présente piteusement ses excuses : "Bon, excusez mon trait d'humour mais un tel gouvernement laisse vraiment dubitatif et on peux (re-sic) se poser des questions sur le casting"
Deux fautes d'orthographe sur deux messages (vite, il faut se cotiser pour lui offrir un Bescherelles). Quant à la qualification qu'il fait du premier message, je vous laisse juge : de "l'humour", ça ? Ce truc graveleux, de bas étage et quasiment diffamatoire, qui pue la jalousie, il oublie, ou fait semblant,  que Ségolène Royal, d'un tout autre niveau intellectuel, a déjà été ministre et eu accès à des fonctions auxquelles il ne pourra jamais prétendre, Dieu merci. Quant à "Valérie" qu'il nomme par son prénom avec une familiarité qu'il ne peut sûrement pas revendiquer, malgré tous les défauts qu'elle peut avoir, -nul n'est parfait- elle a certes excellé aussi dans la pratique du tweet catastrophique mais au moins, sans fautes d'orthographe et, par ailleurs, elle a fait une honorable carrière de journaliste sans afficher d'ambitions politiques à ma connaissance.
Nous sommes là devant un échantillon du mâle méditerranéen caricatural : machiste, inculte, libidineux et fier de l'être, tout au moins dans un premier temps, puis dans un deuxième temps feignant un repentir, la rage au coeur, sans doute dans l'incapacité de comprendre l'insanité de ses propos qu'il ose qualifier d' "humour" !

jeudi 3 avril 2014

un élu varois exemplaire

Bad buzz sur les réseaux sociaux pour le député du Var Philipe Vitel. Peu de temps après l'annonce du nouveau gouvernement, le candidat UMP battu aux Municipales à La Seyne n'a pas résisté à publier un petit "trait d'humour" sur la nomination de...
varmatin.com
Décidément, ce blog va devenir, si je n'y prends garde, de plus en plus politique mais je suis écoeurée devant tant de bêtise et ce rappel à un précédent post dans lequel je livrais mon accablement face à la maltraitance de la langue par les "commentateurs" d'articles de presse. Chacun est libre d'exprimer son opinion, certes, même un député, censé donner l'exemple, démontrer une certaine hauteur d'esprit mais devant ÇA,  mon accablement va croissant. Il devrait y avoir un "permis de twitter", avec test d'orthographe par exemple... A moins que... le plum'art soit une nouvelle expression artistique, mais laquelle ? Ça ne peut pas être l'art de manier la plume sinon on est en plein contre-exemple. Ou peut-être une promotion publicitaire pour une marque de literie : "Avec le plumart, vivez une expérience créative de la nuit...". Ou bien encore : "Le plumart, une autre façon de se vautrer" (après une élection perdue par exemple ?)

lundi 31 mars 2014

les cerveaux fondent-ils au soleil ? (complété le 25 mai 2014 jour de honte)

Je vis dans un département où il semblerait que cette hypothèse soit valable, au vu des résultats des dernières élections. Je ne fais pas seulement allusion aux cerveaux des électeurs mais à ceux des élus, tellement prisonniers de leurs ego surdimensionnés et si peu attachés à leurs villes mais à leurs prébendes, qu'ils se comportent comme des demeurés accrochés à leurs joujoux et leurs rentes comme des berniques à leur rocher. Qu'ils se pendent donc avec leurs écharpes indûment tricolores dont ils n'ont plus l'usage.
P.S. 25 mai 2014 : au vu des résultats de l'élection européenne, il semblerait que la fonte et la déréliction des cerveaux français soit une épidémie d'Alzheimer généralisée.

vendredi 28 février 2014

non anniversaire ?

Disons que je suis sans doute dans le créneau entre le 28 février et le 1er mars, il est minuit 19, ou, diraient certains, à raison, 0h 19 minutes,  mais 0 heure c'est angoissant, je peux caser un tout petit 29 février entre 0 heure et 0 heure 1 ou 2 minute(s) et donc imaginer que, ça y est, j'ai franchi la frontière
et que j'ai bien un an de plus (hélas, hélas !).
Cela me renvoie à ma lecture en cours : "Mudwoman" de Joyce Carol Oates, livre qui me touche énormément, le destin de cette femme, enfant jetée dans un marais par sa mère prisonnière d'un délire "mystique", persuadée que Satan est partout, folle autrement dit, sauvée in extremis, adoptée par un couple de quakers extrêmement bienveillants, qui devient une "personne" -les guillemets sont importants- brillante, "personnalité" intellectuelle ("personne", "personnalité", le grand écart), en fait enfermée dans un personnage qu'elle s'est construit et qui se retrouve rattrapée, malgré elle, par ce terrible passé, cette expérience inimaginable : une enfant jetée comme un déchet dans un marais qui doit l'avaler, la faire disparaître comme si jamais elle n'avait existé.
Je me demande si, sans avoir évidemment vécu une expérience aussi atroce, on n'est pas toujours une sorte de Mudwoman dans ce désir éperdu de se faire aimer à tout prix, soit dans l'excellence, soit dans l'inverse (déviance, délinquance) mais dans l'unique préoccupation de prouver que l'on existe, que l'on est quelqu'un -et non pas personne mais UNE personne, ah, le terrible double sens de ce mot : personne- et que le sens de sa propre existence se trouve dans le regard de l'autre.





















































































































mercredi 19 février 2014

une certaine cohérence... ?

J'ai vu que l'article "accablée, anéantie... etc." (je ne me souviens plus dans quel ordre cette série d'"a"... ) avait été lu  -oh, merci, merci, lecteurs fidèles ou occasionnels - ainsi qu'un article plus ancien (juin 2012) au titre évocateur : "j'en ai marre" qui présente un certain nombre de similitudes avec le premier nommé (les "a...a...a... etc."). Finalement, je parle de la même chose, de mon désespoir devant l'abêtissement généralisé, l'absence de réflexion, de recul, de sens critique. Finalement, c'est assez rassurant pour moi, je persiste et signe dans une ligne directrice pas forcément de l'ordre du radotage alzheimerien (ouf, ouf, ouf... mais jusqu'à quand ?).
Et côté littérature -pour changer de sujet et quitter une planche savonneuse- j'ai beaucoup aimé "Le chardonneret" de Donna Tart dont "Le maître des illusions" m'avait littéralement captivée et je viens de m'acheter "Le petit copain" que j'avais zappé peut-être par peur d'être déçue après le coup de maître de celui des illusions. Lu aussi "Impurs" de David Vann, maître es névroses (psychoses ?) familiales, terrible, angoissant dans cette confrontation entre un fils et sa mère à la fois inévitable et pathologique parce que basée sur le mensonge, le non-dit meurtrier (illustration, démonstration  contemporaine(s) du fameux et sans doute oublié "famille, je vous hais" d'André Gide).
Je viens d'entamer la lecture de "Mudwoman" de Joyce Carol Oates, après deux livres de nouvelles d'Alice Munro : névroses familiales, déterminisme de ces relations premières dans le devenir des individus que nous sommes, ou essayons d'être...
Pas simple, d'autant moins qu'il faut jouer le jeu social (ou sociétal) alors même que l'on se sent totalement extérieur à ce jeu même.

mardi 18 février 2014

atterrée, accablée, anéantie, angoissée...

... par les commentaires en réaction à des articles publiés sur le Net, en particulier sur Orange (O.K., ils ne choisissent pas leurs lecteurs) : non seulement les propos exprimés sont, sur le plan de la pensée, pas seulement au ras des pâquerettes mais très largement en-dessous mais, de plus, l'orthographe, la syntaxe sont erratiques, ignorées, méprisées, comme une caricature obscène de la langue française piétinée, massacrée. Le pire, c'est que ces déblatérations nauséabondes sont émises par des gens qui revendiquent leur appartenance à la France avec un grand F. J'ai envie de leur dire qu'appartenir à une nation, quelle qu'elle soit, c'est d'abord respecter sa langue, ses auteurs, Voltaire par exemple, Montaigne et leur parfaite maîtrise de cette langue, une arme, la plus belle qui soit, sous-tendue par une pensée critique, une vraie : l'ironie, l'humour qui, seuls, permettent une distance et une réflexion salvatrices quelles  que soient les opinions que l'on défend.
Quand je lis ces "posts", "commentaires", "réactions" ou quelque autre dénomination qu'on leur donne, j'ai l'impression de plonger dans la boue et de m'y immerger, au bord de l'étouffement.
Je ressens, dans le même temps, une fascination morbide pour ce fatras immonde et me promettant de ne plus en lire une ligne, je ne peux m'empêcher d'y revenir avec l'espoir de trouver, quelque part, un sursaut de quelqu'un proche de moi et parfois, cela arrive, mais trop rarement pour que cet espoir l'emporte sur l'accablement.
L'immédiateté du web est une menace sur la culture, la réflexion, l'analyse, l'intelligence, il faudrait imaginer quelque chose d'autre, comme, par exemple, l'impossibilité de réagir à chaud à propos de tout événement -majeur ou mineur- mais avec un délai :  "réagissez" ou "commentez" dans 12 heures ou 24. Les media ont une lourde responsabilité dans l'abêtissement généralisé de notre société, ils ne sont pas les seuls, certes, le tweet est peut-être un début de solution face à ce déferlement de conneries (désolée) grâce à la contrainte du nombre de signes limités qui oblige à une analyse de ce que l'on veut exprimer et donc à une réflexion, si fugitive soit-elle.

samedi 11 janvier 2014

suite à "Les grand lecteurs, une espèce en voie de disparition ?"

Je me rends compte que j'ai oublié l'essentiel dans cette interprétation et ce compte-rendu partiels de l'article du Quotidien du Médecin intitulé "La littérature aide à la compréhension de l'autre", je vais tenter de joindre l'article dans son ensemble mais ce qu'il faut absolument préciser c'est que le terme "littérature" exclut les "romans de diffusion populaire...(roman d'amour, d'aventure, policier ou de science-fiction) ". J'espère que vous pourrez lire cet article dans son ensemble, donc je ne vais pas continuer à le "malmener", c'est-à-dire à le mal-citer. Maintenant, il est probable que, pour certains, cette définition de la littérature soit un peu trop restrictive mais il s'agit d'une étude scientifique -donc, c'est du "sérieux"- quant à moi, je me pose la question mais il est certain que, parmi la quantité de livres que j'ai lus, je me souviens rarement des polars, si grand soit le plaisir que j'ai eu à les lire, mais parfaitement -ou presque- des oeuvres" littéraires" : tout Dostoïevski, Tchékov (ses nouvelles en particulier), Virginia Woolf, Anaïs Nin, plus récemment Doris Lessing, Christiane Rochefort, Pascal Quignard et tant d'autres, la liste est encore longue... mais je suis fatiguée et laisse à d'autres le soin de la compléter.