saka

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jeudi 8 octobre 2009

écrire, lire, et quoi d' autre ?

... Je ne sais pas. Est-ce dramatique , ou non (de ne pas savoir) ? Je ne sais pas. Ce que je sais, c' est qu' après m'être fait remonter le moral (et les bretelles !) par un ami très cher , et trois heures de réflexion, de marasmes, de courses alimentaires, au sens premier du terme, etc. etc. , toutes choses fort déprimantes, je me suis propulsée devant mon ordinateur, j' ai ouvert le fichier de la "Lettre aux marâtres et à la Justice" et j' ai continué à tracer le sillon, j' ai écrit pendant une heure et demi, et les mots coulaient de source, c' était comme des bulles de champagne, légères, légères, et en même temps exemptes de toute ivresse, les mots qui venaient étaient des bulles de lucidité, qui s' enchaînaient avec grâce, aisance et ironie. Ceci dit, on verra à la relecture, moment crucial : la relecture, la correction, le vrai travail d' écriture. Mais, ce soir, je ne vais pas me plomber, j' ai retrouvé ce bonheur d' écrire et je me sens bien. J' ai écouté -regardé aussi, mais ce n'est pas le plus important- l' interview de Philip Roth sur France 5, voilà un écrivain d' une importance majeure, d'une intelligence affûtée, je suis une fan depuis longtemps, mais plus particulièrement touchée par ses romans de maturité, à partir du "Theâtre de Sabbath", et la trilogie : " Pastorale américaine", " J'ai épousé un communiste" , "La tache" et le magnifique " Un homme " paru l' an dernier en France. C' est tout ce que j' aime : lucidité, analyse toute en finesse de la psychologie humaine, hélas si banale! mais toujours traitée avec un humour, une auto-dérision, qui en font quelque chose de toujours neuf, jubilatoire, jouissif ! Je retrouve ce sentiment avec les livres de Richard Ford, autre grand écrivain américain, lui aussi auteur d' une trilogie (décidément, j' ai un truc avec les trilogies !) mais sans doute plus dans l' affect que Philip Roth, ce qui n'est pas une critique. Mais quand même, ces écrivains américains, quel(s) talent(s) ! Je me sens, face à eux, plus que toute petite : insignifiante. Mais quels bonheurs de lectures ils me donnent !

1 commentaire:

  1. au creux de l'insignifiant et du banal se trouve l'éclairement qui vient par l'imaginaire et l'écriture !

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