saka

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mercredi 17 février 2010

la révoltée (du Bounty ? )

... d'un tas d'autres choses sans doute ? Le "Bounty", c'est un navire, donc une société "miniature", disons: un microcosme, c'est plus à la mode, dans l'air du temps, nom d'un parfum de Nina Ricci que j'ai beaucoup aimé -je parle du parfum, pas de Nina Ricci dont je ne sais même pas si elle a existé en tant qu'individu, c'est pourquoi je n'ai pas mis de "e" à "aimé"-, l'air du temps actuel ne me plaît guère, conformisme, perte de beaucoup de choses, essentielles à mes yeux et sûrement secondaires pour une majorité, par exemple la langue, sa richesse sémantique, sa précision, sa diversité, son imaginaire, sa capacité illimitée de susciter des images, des idées, propres à chacun, selon ce qu'il est. Je sais, c'est ringard, "viens pas nous faire chier, la vieille, avec ta langue ceci cela..." Il n'empêche, être libre, c'est maîtriser la langue qu'on parle, qu'on écrit, c'est jouer avec les mots, les goûter, les découvrir, les détourner, leur donner leur sens, ou un autre, le sien propre par exemple. C'est là qu'est le vrai pouvoir, celui que personne ne peut nous enlever.
Désolée si ces propos semblent pompeux, pompiers, voilà, on en est là, prêts à s'excuser d'aimer passionnément le seul, véritable outil qui tisse un lien entre les êtres, pratiquants d'une même langue, lien jubilatoire ou conflictuel, mais LIEN ! Et l'inégalité est là : ceux qui ont accès à la totalité de cet outil, et ceux qui en sont privés.

1 commentaire:

  1. mais tu nous fais pas chier la vieille (je me permets parce que tu l'as dit toit même, certes il n'y a que toi qui a le droit, mais c'est trop drôle de te prendre à ton propre piège).
    Je trouve les temps catastrophiques par nos contrées, il faut aller chercher les belles et vivantes choses dans les interstices. Heureusement, d'autres pays vivent autrement, en Amérique du Sud, ce sont pourtant des frères latins qui ont connu et connaissent bien d'autres difficultés.

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