Aujourd'hui, bronchiteuse, mi-comateuse, vautrée sur mon lit, entourée de livres et m'endormant toutes les deux ou trois pages parce que trop épuisée, je tombe sur une citation qui m'électrise : il me semble que c'est quelque chose que j'essaie de dire depuis que j'écris. Contexte : un livre de Marcel Migozzi, poète, "Eclats d'enfance toulonnaise (1936-1952)", illustré de croquis d'un peintre et ami que j'aime beaucoup (en tant que peintre et en tant qu'ami) Serge Plagnol, publié chez Géhess Editions (que j'aime beaucoup aussi et qui font un travail formidable). Je tiens à préciser tout cela, parce que je ne connaissais pas cette phrase de Georges Perros et que je suis reconnaissante à Marcel Migozzi de me l'avoir fait découvrir et en quelque sorte, offerte :
"L' écrivain n'est jamais que le nègre de l'enfant qui a déjà tout vu"
Pour moi, c'est primordial, c'est ce que j'essayais d'exprimer lors d'une interview avec un journaliste (Jean-Rémi Barland) de "La Provence": être adulte, c'est devenir un enfant lucide", que je corrigerais maintenant par : "être adulte, c'est accepter d'avoir été un enfant lucide et de le rester, envers et contre tout". Ecrire, c'est, en effet, être le "nègre" (bien entendu, au sens littéraire du terme) de cet enfant lucide qui refuse de devenir un adulte aveugle à l'essentiel.
"L' écrivain n'est jamais que le nègre de l'enfant qui a déjà tout vu"
Pour moi, c'est primordial, c'est ce que j'essayais d'exprimer lors d'une interview avec un journaliste (Jean-Rémi Barland) de "La Provence": être adulte, c'est devenir un enfant lucide", que je corrigerais maintenant par : "être adulte, c'est accepter d'avoir été un enfant lucide et de le rester, envers et contre tout". Ecrire, c'est, en effet, être le "nègre" (bien entendu, au sens littéraire du terme) de cet enfant lucide qui refuse de devenir un adulte aveugle à l'essentiel.
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