Eh oui ! J'ai découvert -trop rapidement et donc mal- une région magnifique, j'étais dans un hôtel bio-spa au coeur du parc régional des Vosges, l'hôtel est génial, le spa, la cuisine, le cadre, tout est parfait. Cinq jours de pur bonheur, dans une forêt dune variété, d'une densité telles que nous ne pouvons les imaginer, nous habitants du Sud-Est, des arbres immenses, majestueux... Bref, un changement total. Qu'est-ce que ça fait du bien de partir ! Evidemment, j'ai lu, lu, en quantité : le dernier Fred Vargas, excellent (mais je suis une fan, donc pas forcément objective), "Un été sans les hommes" de Siri Husdvet -désolée, mais pas sûre de l'orthographe de son nom et comme je l'ai prêté, je ne peux pas vérifier-, un polar terrifiant : "Au-delà du mal" de Shane Stevens, "La délicatesse" de David Foenkinos, je dois dire que j'ai été agréablement surprise, vu le succès et les divers prix remportés par ce livre je m'attendais au pire, eh bien non ! j'ai aimé l'écriture, l'histoire, l'humour qui permet de ne pas tomber dans le mélo. Bref, j'ai beaucoup lu, beaucoup regardé, beaucoup écouté la nature. Pas de petit-duc là-bas, je suis un peu triste de ne l'avoir que brièvement entendu et même pas aperçu, les trois jours de juillet où j'étais dans la maison du Gard. Quand j'y reviendrai en septembre ou octobre, il aura déjà migré. J'en parle toujours au singulier, mais il est évident qu'ils sont plusieurs, et nombreux, cependant j'aime l'idée qu'il n'y ait qu'un seul petit-duc pour moi, un seul interlocuteur ou bien, au pire, qu'ils se passent le message, de génération en génération : "il y a, dans ce petit village du Gard, une humaine qui nous parle". J'espère qu'il(s) va(vont) chanter leurs trois notes de flûte dans le cimétière de Calvisson où ma mère repose depuis exactement 13 mois, le 16 juillet 2010 auprès de mon frère et selon son voeu avec mon livre dans son cercueil " un froissement d'aile" où je parle du petit-duc et de nos échanges. Je pense que ce voeu stupéfiant pour moi - je craignais qu'elle lise ce livre et le déteste, vu le tableau abominable de mon enfance- est surtout dû au chapître sur son frère et donc mon oncle, tant aimé, et qu'il ait -ce chapître- totalement évacué ou minimisé le reste. Je n'oublierai jamais le jour où elle m'a dit : "J'aime tellement ce livre que je veux être enterrée avec". Mystère de la littérature (bien grand mot pour moi et mon "oeuvrette") et/ou de l'écriture puisque le précédent roman "Bleu amer" l'avait tellement traumatisée, alors qu'il n'était pas autobiographique, de toutes façons beaucoup moins que la première partie d' "un froissement d'aile" (histoire d'une petite fille, puis femme, dont la mère est morte dans sa petite enfance) et dont elle m'avait dit : " Est-ce que tu as autant souffert dans ton enfance ? " Maintenant que j'écris à ce sujet, je me demande si elle n'a pas interprété la mort de la mère de l'héroïne du roman comme une mort symbolique de sa part, c'est-à-dire son incapacité à assumer son rôle de mère, protectrice, alors que ce qu'elle nous demandait c'était de la protéger, nous, "leurs" enfants de la défection de son mari et notre père, qui n'était pas du tout "notre père qui êtes aux cieux", mais celui qui nous entraîne vers l'enfer dans la déchéance et l'incapacité de retenir son amour.
Eh bien l'Alsace m'aura mené loin, très loin. Ce qui est intéressant, c'est je ne suis pas passée loin de la ville natale de mon père : Nancy". Il paraît que c'est une très belle ville.
Eh bien l'Alsace m'aura mené loin, très loin. Ce qui est intéressant, c'est je ne suis pas passée loin de la ville natale de mon père : Nancy". Il paraît que c'est une très belle ville.
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