J'ai vu ce soir sur la chaîne "Histoire" un documentaire en trois parties sur Céline, qui date de 1976, réalisé par Claude-Jean Philippe (ah ! le "Ciné-Club" de France 3 qui, à l'époque, devait avoir une autre dénomination) et Monique Lefèvre à qui je demande pardon de ne savoir absolument plus qui elle était. C'était intéressant, mais j'ai plusieurs regrets : les gens qui s'exprimaient n'étaient pas toujours identifiés par un sous-titre inscrivant leur nom, donc, en-dehors de Philippe Sollers, reconnaissable malgré ses presque trente ans de moins, Michel Polac, Barjavel, il y en a d'autres qui étaient totalement non identifiables, c'est quand même dommage pour ma curiosité et surtout pour eux. Ce qui m'a beaucoup dérangée, c'est que à propos de l'antisémitisme de Céline et des ignominies qu'il a écrites à ce sujet, les uns et les autres tentaient de trouver des arguments pour justifier cet aspect totalement odieux et insupportable, et tout au moins le minimiser et qu'en définitive, aucun de ces arguments n'était convaincant, et j'ai même été indignée par la lâcheté de certains de ces propos. Tous ces braves gens étant convaincus du talent, du génie de Céline, voudraient bien effacer cette tâche indélébile et inexcusable qui pénalise son oeuvre. Est-ce vraiment recevable de dire "c'était un homme du 19ème siècle", c'étaient les "valeurs de la France en ce temps-là MAIS c'était un génie". Et alors ? Et après ? Cela ne me convainc que d'une chose, c'est que personne ne peut prétendre au génie à 100°/°. Et peut-être d'une autre chose, c'est que, si le génie peut dispenser d'une morale humaine "a minima", alors je me réjouis de n'être pas un génie. Ceci dit, je vais faire un effort : tenter de relire au moins "Voyage au bout de la nuit", les autres m'étant tombés des mains sans espoir, ni désir d'y revenir. Il est bien possible que je préfère l'humanité au génie et je ne m'en sens pas plus bête pour autant.
Aux yeux des inconditionnels de Céline -s'il y en a qui lisent ces modestes réflexions- je vais passer pour une pauvre débile intellectuellement sous-développée, mais qu'ils sachent que leur jugement ne m'atteint en rien, vraiment rien : antisémitisme et autre forme de racisme témoignent à mes yeux -et mes oreilles- pour ceux qui en sont atteints d'une forme de défaut de raisonnement et d'intelligence totalement rédhibitoires.
Aux yeux des inconditionnels de Céline -s'il y en a qui lisent ces modestes réflexions- je vais passer pour une pauvre débile intellectuellement sous-développée, mais qu'ils sachent que leur jugement ne m'atteint en rien, vraiment rien : antisémitisme et autre forme de racisme témoignent à mes yeux -et mes oreilles- pour ceux qui en sont atteints d'une forme de défaut de raisonnement et d'intelligence totalement rédhibitoires.
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