saka

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dimanche 21 février 2010

moment de grâce...

Hier soir, dîner chez une amie d'ami, avec une amie de l'amie d'ami, qui a lu et aimé mon roman (le dernier publié) "Un froissement d'aile", c'est extrêmement touchant et bouleversant de rencontrer quelq'un(e) que l'on ne connaît pas et qui a été touché(e) et bouleversé(e) par ce que l'on a écrit (j'ai toujours beaucoup de mal à dire ou écrire "ce que j'ai écrit" ), qui s' est reconnu(e), dans la première partie du roman, en particulier, dans l'analyse (je n'aime pas trop ce mot), dans le compte-rendu (j'aime pas non plus) bref, dans la description de ces sensations d'enfance, tellement méconnues, parce qu'on les a étouffées, réprimées, je ne sais pas. Ce n'est pas la première fois que je rencontre des lecteurs, des lectrices surtout, de tous les milieux sociaux, qui se reconnaissent, qui se retrouvent dans ces impressions, ce vécu, et ça, c'est la récompense suprême, la justification (puisque les femmes doivent, ou le croient, toujours se justifier d'une "dépense" de leur temps, qui ne rapporte rien, qui n'est pas rentable) de ces heures de travail, de rechercher au plus profond de soi, pour exprimer par l'écriture, la précision, le choix des mots, et transmettre une expérience dont on soupçonne qu'elle n'est pas unique, mais pourtant singulière. Et voilà que l'on est confronté(e) à ce fait étonnant : je partage ma singularité. Cela confirme ce dont j'ai toujours été convaincue, de façon intuitive, l'enfance est un creuset commun, d'une richesse exceptionnelle parce que encore dans une "fraîcheur" et une authenticité que la majorité des adultes tente d'oublier.
"Etre adulte, c'est devenir un enfant lucide ", ce sont les mots qu'a retenus un journaliste qui m'interviewait, maintenant je pense que j'aurais dû dire : "Etre adulte, c' est RESTER un enfant lucide". La lucidité des enfants est une certitude pour moi, seul le désir de maintenir cette lucidité signe l'acceptation de devenir adulte sans s'amputer de l'essentiel de ce qui nous fonde, si douloureux que ce soit.

mercredi 17 février 2010

la révoltée (du Bounty ? )

... d'un tas d'autres choses sans doute ? Le "Bounty", c'est un navire, donc une société "miniature", disons: un microcosme, c'est plus à la mode, dans l'air du temps, nom d'un parfum de Nina Ricci que j'ai beaucoup aimé -je parle du parfum, pas de Nina Ricci dont je ne sais même pas si elle a existé en tant qu'individu, c'est pourquoi je n'ai pas mis de "e" à "aimé"-, l'air du temps actuel ne me plaît guère, conformisme, perte de beaucoup de choses, essentielles à mes yeux et sûrement secondaires pour une majorité, par exemple la langue, sa richesse sémantique, sa précision, sa diversité, son imaginaire, sa capacité illimitée de susciter des images, des idées, propres à chacun, selon ce qu'il est. Je sais, c'est ringard, "viens pas nous faire chier, la vieille, avec ta langue ceci cela..." Il n'empêche, être libre, c'est maîtriser la langue qu'on parle, qu'on écrit, c'est jouer avec les mots, les goûter, les découvrir, les détourner, leur donner leur sens, ou un autre, le sien propre par exemple. C'est là qu'est le vrai pouvoir, celui que personne ne peut nous enlever.
Désolée si ces propos semblent pompeux, pompiers, voilà, on en est là, prêts à s'excuser d'aimer passionnément le seul, véritable outil qui tisse un lien entre les êtres, pratiquants d'une même langue, lien jubilatoire ou conflictuel, mais LIEN ! Et l'inégalité est là : ceux qui ont accès à la totalité de cet outil, et ceux qui en sont privés.

mercredi 27 janvier 2010

euh... ?

...le dernier message (il y a quelques minutes...) était en référence à l'avant-dernier (le 10 décembre 2009, je crois), cette précision pour ceux qui tomberaient par hasard(aï...eee ! aï...eee ! ça fait mal, les conneries !) sur le dernier (oh, la, la, ça se complique !) message.
Eh bien, désolée, mais il me semble toujours

euh... ?

...Le dernier message était en référence à l'avant-dernier (le 10 décembre 2009

jeux de mots (idiots, bien sûr)

Et si on essayait : " je fume comme un trou, je pleure comme un pompier et je bois comme un veau" ? ou bien : "je bois comme un pompier, je fume comme un veau et je pleure comme un trou" ? Eh bien, si on essaie de trouver une quatrième formule sans répétition : "je...mmm... comme un... mmm..., c'est impossible ! " A moins que ... un génie mathématique, logico-mathématique, ou mathématico-logique, ou autre, ait quelque chose à me proposer ?

vendredi 8 janvier 2010

il paraît qu' on est en 2010...

Merci à ceux qui m' ont souhaité une bonne année, ça fait toujours plaisir même si on doute de l'authenticité de ces voeux traditionnels (n'y aurait-il pas une légère hypocrisie et /ou déculpabilisation du genre : "je n'ai pas pensé à toi depuis un an, mais en reprenant mon carnet d'adresses, je me suis dit que... ? "). Merci également à ceux qui ne m' ont rien souhaité, parce que, découragés d'avance, ils se sont dit : "de toutes façons, ça ne sert à rien ". Je partage les deux points de vue, en commençant par le second : "ben, oui, ça ne sert sans doute à rien " et en terminant par le premier : " oui, mais, on ne sait jamais, si les voeux que je formule pour ceux que j'aime pouvaient se réaliser..."
En résumé, il y a les voeux relevant de la pure (?) convention sociale qui n' ont d' autre sens que de répondre à cette dernière, et puis ceux qu'on formule chaque jour pour toutes les personnes que l'on aime, qu'on les connaisse de très près, d' assez près, ou de loin.