saka

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mardi 28 avril 2009

Buchenwald, block 10

Voilà, c' est là qu' il a réussi à survivre, là que je suis allée déposer une rose. Comment se fait-il que cet homme-là ait pu me transmettre l'espoir, le bonheur d' être au monde, la joie, le rire, lui qui a vécu l'enfer et qui a réussi à en revenir, apparemment indemne ? Mais il ne l' était pas, bien sûr. Là-bas, le fait de survivre, la volonté de survivre était encore un acte de résistance ultime. Et il a trouvé en lui cette force. Je ne cesserai de le remercier tant que je serai en vie.  

2 commentaires:

  1. Pas simple les retours sur des lieux si chargés encore...
    Est-ce que tu as fini un parcours, ou commences-tu un nouveau parcours ?

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  2. Pour moi, ce n' était pas un retour sur des lieux, certes chargés, oh, combien ! Mais une connaissance, une découverte que je pouvais enfin associer à tous les récits que m'en avait fait mon oncle, à ma demande, et à la propre relation écrite qu'il en avait fait, à tant d' autres récits : David Rousset, Robert Antelme, Jorge Semprun. Je n' ai pas "fini un parcours", je n' en ai pas commencé, je suis dans une continuité dont je ne sais si elle aura une fin un jour.

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