saka

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jeudi 24 septembre 2009

Je vais choquer beaucoup de monde...

... mais, en fait, je m' en fous. Il y a une chose qui me surprend, depuis longtemps, c' est cette reconnaissance obligatoire à nos mères de nous avoir mis au monde. C' est gentil, mais on ne m' a pas demandé mon avis ( à vous non plus, je suppose ? ). Surtout qu' en ce qui concerne les gens de ma génération, elles n' ont pas fait exprès, abominable phrase sur le plan syntaxique, mais que je maintiens en ce qui concerne le sens. Comment ne se sont-elles pas rendu compte qu' en nous donnant la vie, elles nous donnaient la mort en même temps ? Comment ne se sont-elles pas rendu compte qu' en nous faisant les otages de leur couple raté, ou de leur névrose conjuguée à celle de leur partenaire ( le père, ah, ah, ah ! ) notre vie ne nous appartenait plus qu' à moitié (ou moins, selon les cas qui sont tous particuliers ? ) Comment n' acceptent-elles pas leur propre mortalité ? Pourquoi nous persécutent-elles, nous culpabilisent-elles sans cesse jusqu' à leur dernier souffle ? Qu' est-ce que ce chantage d' autant plus effroyable que non dit : tu es au monde grâce à moi ? Mais quel monde ? Le leur ? J' en veux pas. Le mien ? Quel mien ? Celui qu' elles ont pourri, perverti ? Si c' était un cadeau, il ne devrait pas y avoir d' intérêts inconsciemment - j'espére - exigés. En principe, un cadeau, c' est un cadeau, ce n' est pas un rendu pour un prêté, ou vice-versa ? Si ? Ah bon ? Alors, désolée, je n' avais pas compris ça, étant née immature comme tout un chacun, mais j' aurais aimé avoir les règles du jeu en main, clairement énoncées. Je ne suis pas sûre du tout que j' aurais accepté le "cadeau".

2 commentaires:

  1. Non, ce n'est pas choquant à proprement parler, et je suis toujours très intéressé parce que j'ai plein de copains qui ressentent très profondément cela, sans pour autant avoir les myens de l'exprimer comme tu le fais. C'est étranger pour moi, mais je constate ces dégâts chez beaucoup.

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  2. Les dégâts, c' est chez tout le monde, et c' est la trame sur laquelle se brode chaque névrose ( ou, au pire, quand les choses tournent vraiment très, très mal : chaque psychose ). Mais, essayons de rester positifs, ce sont peut-être aussi ces dégâts qui créent la diversité et la singularité, et donc la richesse, de chaque être humain, y compris ceux qui ne se sentent pas concernés par mes propos apparemment provocateurs mais seulement lucides ?
    L' absence de complaisance et la lucidité sont les grands combats de ma vie

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