saka

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mardi 13 avril 2010

finalement...

J'ai craqué et cherché sur Google, parce que je n'en pouvais plus d'être hantée par ces deux premiers vers : l'auteur est bien Victor Hugo, l'idole de mes 12-13 ans dont l'effigie sur son lit de mort(carte postale acquise lors de la visite de sa maison , place des Vosges à Paris), était punaisée sur un mur de ma chambre.
Ils ne sont pas partis (les marins et les capitaines) "heureux" mais "joyeux", nuance importante, la joie étant un cran en-dessous du bonheur et d'un état beaucoup plus passager.
Pour les curieux, version vérifiée du poème (in "Les rayons et les ombres" - 1840 - Oceano Vox) :
"Oh, combien de marins, combien de capitaines
Qui sont partis joyeux pour des courses lointaines
Dans ce morne horizon se sont évanouis - (bien prononcer "nou-is" ) -
Combien ont disparus, dure et triste fortune !
Dans une mer sans fond, par une nuit sans lune,
Sous l'aveugle océan à jamais enfouis."
Pour la ponctuation, je ne suis pas sûre, mais je crois que dans le fond, tout le monde s'en fout en dehors de moi.
Eh bien, finalement (bis repetita), je trouve ça toujours beau, la musique de l'alexandrin est indémodable, quoi qu'on en dise et cette scansion me semble correspondre à un rythme "naturel"dans l'expression de la langue française.


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