saka

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vendredi 16 avril 2010

le voyage à Bordeaux

... le voyage de trop : ville magnifiquement restaurée, architecture sublime et par-dessus tout ça les souvenirs d'une enfance calamiteuse, dont la présence s'était faite oublier mais toujours là, enfouie, violente, blessure mortelle, ou, disons, mortifère, puisque je vis encore.

2 commentaires:

  1. Je suis saisi par l'ambiguité incroyablement significative de ta chute - mortifère parce que je vis encore - j'ai l'impression que je comprends, ce que je ressens est à des lieux de ma stupeur : je suis heureux de ta présence, dans laquelle j'ai toujours trouvé des ressources pour être joyeux.

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  2. Eh bien, tu as raison, cette chute est ambiguë, mais pas totalement : "mortel" est une condition (celle de tout être vivant), "mortifère" signifie (d'après le Robert mais pas le "Petit" où ce mot ne figure même pas) : "qui cause, provoque la mort - V. toxique, venimeux, vénéneux."
    Il semble donc que je me situe dans cette extension de sens, et le "puisque je vis" signifie que je survis - jusqu'à présent- à la toxicité et au venin de cette enfance calamiteuse susnommée.
    Et, au passage, merci de m'avoir rappelée que je pouvais commenter les commentaires. J'aime beaucoup les tiens, quasiment les seuls, et je suis très touchée de ce que ma présence t'apporte du bonheur ! Je suis toujours tellement persuadée du contraire.

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