Demain, ce sera mon vrai anniversaire. Aujourd'hui, cela fait trente ans que mon grand frère est mort. Depuis longtemps, je suis plus vieille que lui -dans la vie- et pourtant il reste toujours "mon grand frère". Il est mort le jour de mon faux anniversaire ou anniversaire de substitution (?), il y a toujours eu deux clans dans ma famille et mes proches, ceux qui me souhaitaient mon anniversaire le dernier jour de février, et ceux qui me le souhaitaient le 1er mars pour respecter le nombre de jours. Moi, je n'ai jamais su choisir, dans les années non bissextiles il n'y a que le 2 mars où je me dis : "bon, ça y est, j'ai vraiment un an de plus". Mais depuis ce terrible 28 février 1982, je crois que je préfère être née un 1er mars. De toutes façons, c'est un problème insoluble. Si c'est vraiment un problème... Parce que le vrai problème c'est ce temps qui passe inexorablement et de plus en plus vite. Je me proclame championne d'énonciatrice de clichés : le temps qui passe de plus en plus vite etc. Mais les clichés ne sont que l'expression d'une réalité partagée par tous, à partir d'un certain âge pour ce qui concerne ce passage du temps, l'intéressant serait de savoir, pour chacun, quand advient cette bascule, entre le temps éternel - ou vécu comme tel - et le temps compté. Quand prend-t-on conscience précisément que toute vie, et la nôtre en particulier puisque nous sommes des êtres éminemment égocentriques, s'approche inéluctablement de son terme ?
mardi 28 février 2012
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