saka

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dimanche 19 février 2012

ratage général...

Le 14 février, j'ai écrit un long message et, sans doute, fait une mauvaise manip, tout le message a été effacé. Il y a des moments où je déteste l'internet, facebook, blog et tout ce qui se transmet par l'intermédiaire d'un clavier et d'un ordinateur, il faut tout le temps "sauvegarder", "enregistrer"... D'accord, Internet permet des échanges multiples, variés et tutti quanti (sauf que je n'ai aucun retour de mes éventuels lecteurs, je sais juste combien de messages ont été lus -ou parcourus-, par jour, semaine ou mois, dans quel pays), mais le papier et le stylo, même si leur diffusion est limitée, restent le moyen le plus fiable de l'écrit. Je suis d'accord aussi avec le message d'Amélie Nothomb sur France Inter pour inciter les lecteurs à postuler pour le Prix Inter, quand elle dit que le papier est un support matériel et permet d'être vrai, authentique. J'applaudis des deux mains. Mon dernier (mais je l'espère, pas "le dernier") texte en est la preuve, j'ai cédé aux sirènes du gain de temps quand on écrit directement en traitement de texte. En fait de gain, j'ai perdu des pages et des pages, ce qui m'a plongée dans des désespoirs successifs et totalement stérilisée pendant des semaines en ce qui concerne l'écriture. Finalement, ma méthode "à l'ancienne" me convient beaucoup mieux : on écrit à la main, avec un stylo (ou un crayon, ou un stylo-bille, peu importe) sur des feuilles libres, un cahier d'écolier (ma préférence) et on finalise avec l'ordi, ce qui permet une relecture,  et surtout une ré-écriture, étape essentielle du processus. On fait des vrais manuscrits, avec ses biffures, ses repentirs, ses ajouts, on est dans le sensuel, le jouissif c'est-à-dire le contact avec le stylo, le papier, SA propre écriture qu'on a parfois du mal à relire, mais tant mieux parce que la lenteur de ce travail l'enrichit. Ce prétendu "gain de temps" n'est pour moi qu'un appauvrissement de l'écriture qui est un artisanat, et devrait le rester.
Si j'ai intitulé ce texte "ratage général", c'est à cause de ce texte du 14 février disparu à jamais - ce n'est pas grave, aucune idée géniale, sans doute, ne méritait sa publication - et aussi ces pages perdues -pas plus géniales sûrement - mais qui m'avaient apporté un (in)certain bonheur d'écriture.
En conclusion :  vive l'artisanat, la main et le stylo inscrivant sur du papier un texte à la fois éphémère et durable, parce que permanent et concret.

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