saka

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mardi 14 février 2012

mes yeux...

... me jouent de mauvais tours. Ce sont des yeux de lapin russe époque soviétique : plus rouges que rouges ! Je me bats contre une conjonctivite allergique qui résiste férocement depuis près d'un mois. D'habitude, c'est au printemps, mais là, comme on a eu le printemps au mois de janvier, iris et roses en fleur et jasmin en bouton, il y a dû y avoir quelques pollens en vadrouille qui se sont jetés sur -et dans- mes yeux, ça pique, ça gratte, ça larmoie, j'ai l'air éplorée en permanence.J'ai essayé de joindre une photo pour "preuve à l'appui", ça n'a pas marché, et dans le fond, tant mieux, c'est quoi ce masochisme de vouloir publier une photo "yeux de lapin russe" ? Je tiens tant à mes yeux et à leur capacité de LIRE et  regarder : une tempête de neige sur Toulon dimanche matin, les petites mésanges huppées et le rouge-gorge qui viennent picorer les boules de graisse et les graines disposées à leur intention. LIRE : en ce moment "Une femme fuyant l'annonce" de David Grossman, livre bouleversant, écriture magnifique superbement traduite de l'hébreu par Sylvie Cohen, qui a habité à Toulon et que j'ai croisée, par hasard. Traduire est une performance exaltante -j'ai collaboré à une traduction de l'anglais d'un roman de Bernice Rubens, "L'autre Messie"(Editions du Félin) avec mon amie Geneviève Jackson, travail passionnant et qui a totalement séduit l'auteur-il y a longtemps de cela.
Message décousu, en vrac, mais qui sous-entend tant et tant de choses sur le regard, la lecture, le passage d'une langue à l'autre, sujets sur lesquels je pourrais écrire des pages et des pages. Tout cela pour en conclure que je tiens à mes yeux comme à la prunelle... de mes yeux !

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