vendredi 31 décembre 2010
on est en 2011 depuis 3 heures et 32 minutes...
Après cette première provoc de 2011, je vais aller cuver mon champagne au lit. Et dès demain, c'est-à-dire aujourd'hui, tout à l'heure, au boulot pour faire de 2011 une réellement bonne nouvelle -ou plutôt rénovée - année !!!!
mercredi 29 décembre 2010
samedi 18 décembre 2010
merci à Catherine..
lundi 29 novembre 2010
c'est QUOI, Internet ?
vendredi 19 novembre 2010
couleurs à ingérer...
mardi 16 novembre 2010
Mister President...
vendredi 29 octobre 2010
Lost in translation
mercredi 20 octobre 2010
smoking no smoking...
mercredi 22 septembre 2010
autoportrait sans cigare...
C'est dur... Que faire de mes mains, de l'index et du majeur reliés par cet objet transitionnel ? Ecrire ? Pourquoi pas ? Je n'y arrive pas encore. Je me sens entre deux mondes, entre deux vies. Je lis, je lis, je lis. C 'est déjà mieux que rien mais je sais aussi que quand je lis à corps perdu, à âme ou esprit perdu(e) c'est parce que je fuis. Me noyer dans l'écriture des autres pour ne pas me confronter à la mienne. Peut-être aussi n'en suis-je plus capable ?mardi 14 septembre 2010
Bon, ça a marché...
Je me suis remise à l'endroit, mais en photo seulement. Dans ma tête je suis toujours un peu à l'envers, dans l'expectative, il faut que je rattrape ma vie, ma vie à moi, seulement responsable de moi, ce n'est pas aussi simple que l'on pourrait croire.lundi 6 septembre 2010
ça s'aggrave...
je ne maîtrise pas grand-chose...

... bien que j'en ai parfois l'illusion. Entre autres, en ce qui concerne la manipulation de l'ordinateur (je n'ose même pas écrire le mot d' "informatique", car je me sens complètement informe et pas du tout "matique" en quoi que ce soit). Par exemple, mon précédent message : "mes chats et moi" a adopté un format totalement inhabituel sans que j'y sois pour quelque chose. Ou, plutôt, sans que j'ai compris comment et pourquoi. L' inform(atique) est une des rares occasions que j'ai de me surprendre moi-même, mais une des nombreuses de mesurer l'ampleur de ma méconnaissance des techniques modernes de communication. Tant pis. Ou tant mieux, j'hésite... Je me demande parfois si ce blog erratique, ou atypique, ou tout ce qu'on veut en "ique" (hic ! ? non, non, je n'ai pas bu, sinon avec modération ainsi qu'il est recommandé par... je ne sais iqu : l'Etat, l'Agence pour la Santé, ou autre ? ) n'est pas l'expression d'une singularité pas forcément communicative, mais joueuse, avec les mots, leur sens et leur non-sens, leur torsion et distorsion et peu importe s'il est lu, pas lu(disme) mais ludique, pour moi en tout cas. Finalement, n'est-ce pas là l'essentiel : se faire plaisir avec la manipulation jouissive -mais non lubrique- des mots ?
mercredi 1 septembre 2010
mes chats et moi...
dimanche 29 août 2010
de l'importance de certains bijoux : bagues, alliances, symboles...?
Sur cette image, il y a trois bagues -mais comme on voit mes deux mains , je viens de m'en rendre compte, cela fait six !!- je voulais juste évoquer celles de la main droite. Peu importe, l'image est de toutes façons trop petite : à l'annulaire il y a les deux bagues que ma mère a porté jusqu'à sa mort, l'une est l'alliance de sa grand-mère maternelle, très belle, en or rose, l'autre une bague que je lui avais apportée, petite émeraude montée sur argent, cadeau de je ne sais quel organisme de vente par correspondance, sans aucune valeur, qui lui avait beaucoup plu. Et je caressais sa main et m'inquiétais de ce qu'elle gonflait, et que les bagues étaient trop serrées. Je craignais que cela soit douloureux. Les infirmier(e)s m'ont rassurée. dimanche 8 août 2010
portrait d'une orpheline

C'est extrêmement étrange, cette sensation de vide, de creux au plus profond de soi, jamais je n'aurais cru éprouver un sentiment pareil, je me rends compte que la femme qui m'a portée dans son ventre, faisait partie de moi comme je faisais partie d'elle. Finalement le seul être au monde avec lequel on ait eu une telle symbiose, pendant neuf mois, c'est la mère, la seule, l'unique. Et même quand on a cru s'en être détachée, quand on l'a trouvée pénible, emmerdante, et qu'elle l'a été, même quand on a pensé être soulagée à l'idée de sa disparition, je crois qu'on n'a pas pris la mesure du réel, de l'absence définitive. Tous ces sentiments ambigus, de colère, de révolte, d'amour/haine sont absolument anéantis quand on est confronté à son cadavre, à ce corps qui nous a donné la vie déserté par la vie. C'est un choc extrêmement violent. Et on est obsédé par les derniers jours, dont on sait que ce sont les derniers, mais la vie est encore là, dans la respiration, le souffle, le mouvement des yeux, de la bouche. Et puis, plus rien, un silence et une immobilité définitifs. Et on se prend dans la gueule le sens de "plus jamais".
Je crois que dans l'amour, vrai, total, quand on fait l'amour, la jouissance vient aussi de cette sensation unique de fusion, même si elle est brève, de deux corps imbriqués l'un dans l'autre, vivant l'un par l'autre et l'un pour l'autre. Un rappel à la vie intra-utérine. Entre deux êtres qui s'aiment, cette union-communion des corps crée un lien puissant, indélébile, qui persiste jusqu'à la mort, de l'un et de l'autre. Mais, la fusion totale, définitive, est impossible, nous naissons marqués de la nécessaire séparation, nous naissons dans un cri de peur, de révolte, à notre condition humaine, livrés à la solitude qui sera jusqu'au bout notre seule et fidèle compagne mais qui s'effacera obligeamment devant nos amours de toutes sortes, avant de nous dissoudre en elle-même.

lundi 12 juillet 2010
ma mère...
dimanche 11 juillet 2010
le galet de Misha
C'est un de mes "fétiches". Misha l'a trouvé sur une plage de Bretagne et me l'a offert, c'est un galet "nuage", ainsi l'a-t-elle défini, il est d'un ovale presque parfait, noir, avec des motifs blancs, de forme allongée, comme des stratus sur un ciel nocturne, il est beau, il est doux, j'aime le regarder, le toucher, le tenir dans ma main, le caresser, il m'accompagne, léger et lourd de sens dans les moments difficiles qui sont mon lot quotidien depuis plus d'un mois.
dimanche 4 juillet 2010
A 23h10...
samedi 26 juin 2010
je ne sais pas... autoportrait ?
C'est bizarre. Depuis que ma mère est entre la vie et la mort (je sais, nous sommes tous entre la vie et la mort pendant notre existence sur terre mais il y a un moment où on est plus près de la mort que de la vie), depuis donc ce moment où j'ai admis que celle qui m'a donné la vie - cadeau plus ou moins empoisonné mais auquel on finit par s'attacher - va bientôt la quitter, je me prends sans cesse en photo, face à mon ordinateur, donc face à l'écriture puisque c'est le principal usage que je fais d'i-celui, comme si me voir vivante, présente et écrivante me permettait d'accepter d'être la prochaine sur la liste, sans plus aucune barrière protectrice. L'imminence de sa mort me confirme la proximité de la mienne.
fleur de la passion
Photo prise par Didier Hays, chez moi. La perfection et la complexité géométrique de cette fleur m'ont toujours fascinée. Elle donne un fruit de couleur jaune orangé, avec un très gros noyau comme la plupart des fruits exotiques, la chair est donc restreinte, délicate, sucrée mais pas trop, entre la prune et la mangue. Ou peut-être la goyave? Mais cette fleur, quelle splendeur !
lundi 14 juin 2010
la mort est un scandale...
lundi 31 mai 2010
et j'oubliais... !

... à Anaïs Nin, dont j'ai tellement aimé le "Journal", plus encore que ses fictions, et, ET (comment ai-je pu oublier de la citer, elle, par-dessus tout !) Virginia Woolf dont je me suis toujours sentie si proche, que ce soit dans son "Journal", ses essais, ses romans, tout, j'ai tout aimé. Hommage, double, triple hommage aussi à Doris Lessing ("Le carnet d'or" et toute la série de "Les enfants de la violence", jusqu'à ses derniers romans ) Edith Wharton, sublime contemporaine de Henry James (mais je l'ai peut-être citée précédemment, j'sais plus), Jean Rhys, Eudora Welty pour ses nouvelles tellement du Sud (des Etats-Unis), Suzan Minot, Kaye Gibbons, Willa Cather, Elizabeth Taylor (pas l'actrice, bien sûr) et Anne Fine, à l'humour et la cruauté "so british", Harper Lee pour son unique et merveilleux "Ne tirez pas sur l'oiseau moqueur", Rosetta Loy l'italienne, et la merveilleuse -espagnole- Carmen Martin Gaite (ah ! "La reine des neiges", quelle splendeur !). Tant et tant dont je me sens si proche, sans arriver à la hauteur de leur talent, mais qu'importe ! Tant de livres que j'ai envie de relire, si je pouvais échapper à mon inlassable désir de découvertes de lectures nouvelles, alors que ma bibliothèque -totalement anarchique et dans une permanente et terrifiante expansion- recèle un si grand nombre de trésors. Et encore, je n' ai cité que des femmes et il y a tant d'écrivains hommes dont je pourrais parler, ou que je pourrais évoquer, avec la même passion. Tant de livres qui m'ont nourrie, me nourrissent toujours... Il me faudrait sept vies, comme les chats, pour relire et découvrir... Mais je crois que ce ne serait même pas suffisant. Je crois que le jour où je n'aurai plus ce désir de lire, je mourrai. Sans regrets, car vivre sans lire, sans curiosité, n'aura plus d'intérêt.
mardi 25 mai 2010
à elles...

...Karen Blixen, Christiane Rochefort, Edith Wharton, Carson Mac Cullers, Sylvia Plath, Jennifer Johnston, Zadie Smith, Nuala O' Faolain, Paula Fox, Joyce Carol Oates et toutes celles dont le nom ne me revient pas à l'esprit. A toutes ces femmes, qui ont (ont eu) tant de talent et le courage de se détacher de tout conformisme de classe et de société. Je sais, il y a plein de mecs aussi, mais ce sera pour une autre fois.
en hommage à Karen Blixen...
lundi 24 mai 2010
j'y crois pas ??!!!
J' ai réussi ! C'est Karen Blixen et son petit-duc (ou chouette chevêche?) ! Il faut que je relise "La ferme africaine", je n'ai gardé aucun souvenir d'une relation avec un petit-duc, mais il est possible que j'ai oublié parce que je l'ai lu il y a longtemps et que je n'étais pas encore directement concernée.

